C'était moi. (.Vo/e de Louis liacine
contentes d'elle. Nanette vous t'ait ses compliments dans toutes ses lettres. Voire cousin de Romanet n'a point d'autre parti à. prendre que de s'en retourner à Mondidier, M. de Barbezieux s'ctanl mis en tète de ne point prendre de surnuméraires dans le bureau de M. Du Fresnoy, et n'y ayant point de place dans tous les autres bureaux. JI. Begon m'a promis qu'il m'avertiroit quand il en auroit, mais ce ne sera pas sitôt apparemment. Je plains fort votre cousin, qui avoit bonne envie de travailler, et dont M. Du Fresnoy étoit content au dernier point.
Mylord Portiand fit hier son entrée. Tout Paris y étoit : mais il me semble qu'on ne parle que de la magnificence de M. de Boufflers, qui l'accompagnoit, et point du tout de celle du mylord. C'est M. de Maison qui l'accompagnera lorsqu'il fera son entrée à Versailles.
Je mande à monsieur l'ambassadeur que vous lui montrerez un endroit de Virgile où Nisus se plaint à Énée qu'il ne le récompense point, lui qui a fait des merveilles, et qu'il récompense des gens qui ont été vaincus. Cherchez cet endroit; je suis assuré que vous le trouverez fort beau.* Assurez M. de Bonac du grand intérêt que je prends à tout le bien qu'on nous dit ici de lui. On dit des merveilles de son extrême politesse , de sa sagesse et de nos esprit. Votre mère vous embrasse et se repose sur moi du soin de vous écrire de ses nouvelles.
K Si tanta, inquit, sunt praemia victis,
« Et te lapsorum miserot, quai munera Niso
« DigQa dabis ? »
.■Encid., lib. V. (L. R.)
Racine, par cette citation, veut faire allusion aux récompenses qui avaient dté prodiguées aux négociateurs do la paix si pou glorieuse conclue à Riswick, tandis que les services importants rendus en Danemark et en Hollande par M. de Bonrepaux semblaient être mis en oubli,