Louis Racine a omis cotto ligne
2. L'original autographe est à la Bibliotlièque nationale. C'est la pièce que M. Vuillard appelle le petit testament de inort.Xny. p. 277.
3. Racine était sorti de Port-Iiojal depuis un mois environ, quand M. Le Maître mourut, le i novembre 1058.
gnèrent le présentèrent avec les cérémonies et les compliments ordinaires. Quelques personnes de la cour s'entretenant du lieu où il avoit voulu être enterré : « C'est ce qu'il n'eut point fait de son vivant, » dit un seigneur connu par des réflexions de cette nature.'
Louis XIV parut sensible à la nouvelle de sa mort; et, ayant appris qu'il laissoit, aune famille composée de sept enfants, jiliis de gloire que de riclies.ses, il eut la bonté d'accorder une pension de deux mille livres, qui seroit partagée entre la veuve et les enfants jusqu'au dernier survivant.
Ma mère, après avoir été faire les remercîments de cette grâce, résolue à vivre en veuve vraiment veuve, ne fut point obligée, pour exécuter le précepte de saint Paul, de rien changer à sa façon de vivre ; elle fut encore pendant trente-trois ans uniquement occupée du soin de ses enfants et des pauvres, vit avec sa tranquillité ordinaire périr en partie, dans les temps du Système,- le peu de bien qu'elle avoit tâché, pour l'amour de nous, d'augmenter par ses épargnes; et la mort, qui sans s'être annoncée par aucune infirmité, vint à elle tout à coup, le iônovembi'e 1732, la trouva prête dès longtemps.
La mère Sainte-Thècle Racine ne survécut que peu de moisi son cher neveu. Elle mourut' âgée de soixante-quatorze ans, dont, pendant l'espace de plus de vingt-six, soit comme prieure, soit comme abbes,se, elle avoit gouverné le monastère, où elle étoit entrée à l'âge de neuf ans, ayant quitté le monde avant que de le connoitre.
Quelques jours après la mort de mon père, Boileau, qui depuis longtemps ne paroissoit plus à la cour, y retourna pour recevoir les ordres de sa Majesté par rapport à son histoire, dont il se trouvoit seul chargé; et comme il lui parloit de l'intrépidité chrétienne avec laquelle mon père avoit vu la mort s'approcher :
1. Ci'tte épigramnie, assez obscure, signifie probablemont qup Racine (5toit trop bon courtisan pour donner de son vivant celle preuve d'attacbement à un maison suspecte au roi, et rcgardL^e comme le boul'ivard du jansénisme. (G ) — Le mot rapporte par Louis Racine est du comte de Roucy, courtisan très-plat et très-servilo, qui jugeait des autres par lui-même.