RÉPONDRE QUI
Phœnii mômo en ri5pond, qui l'a conduit cxpriis Dans un fort, etc.
Audr., uct. V. se. Il,
Pliœni.K en repond qui est une tournure latine. C'est, dit La Harpe, une nouvelle preuve des efforts que faisait Racine dès son premier chef-d'œuvre pour transporter dans notre langue les tournures propres aux langues anciennes.
Respectable.
Un i^clat qui lo rend respectable ans dieux mêmes.
Estlt., act. II, se. vu.
Le mot respectable était nouveau dans la langue, et il y avait été introduit par la cour. Riclielet remarque mOme qu'on ne s'en servait pas encore librement. Toutefois La Bruyère l'avait employé presque en même li^'mps que Racine, dans la cinquième édition de ses Caractères.
Ressentiment, pour reconnaissance d'un bienfait.
Tandis qu'autour de moi votre cour assemblée Retentit dos bienfaits dont vous m'avez comblée, Est-il juste, seigneur, que seule en ce moment Je demeure sans voix et sans rensetithncnt!
/là:, act. II, se. iv.
Dans notre ancienne langue ce mot se disait également du ressouvenir d'une injure et du ressouvenir d'une faveur reçue. Dablancourt a dit : Le ressentiment qu'il avait de l'estime qu'il faisoil d'elle, etc. Racine est le dernier écrivain qui ait employé ce mot dans ce sens, mais il n'a pu le faire vivre.
Résolvez; que résolvez-vous?
Madame, et que résolvez-vous?
Andv.y act. III, se. vin.
C'est Vaugelas qui décida, comme prince souverain de la grammaire, qu'il fallait dire : vous résolvez, nous résolvons, du participe présent résolvant, comme on dit ; je résoudrai, je résoudrais, de l'inlinitif résoudre.
Ressentir des crimes pour avoir le ressentiment.
Le fils de Claudius commence A ressentir Des crimes «lont je n'ai que le seul repentir.
Brit., act. III, se. m.
Ressentir est là pour se ressentir, avoir le ressentiment. Malgré l'analogie des deu.\ mots, ces vers manquent de clarté.