‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 25 sur 249 · IX · texte numérisé non relu

IX

BOILEAU A RACINE

A Bourbon, 9 août (1(J8'].

Je VOUS demande pardon du gros paquet que je vous envoie; mais M. Bourdier, mon médecin, a cru qu'il étoit de son devoir d'écrire à M. Fagon sur ma maladie. Je lui ai dit qu'il falloit que M. Dodart vit aussi la chose : ainsi nous sommes convenus de vous adresser sa relation avec un cachet volant, afin que vous la fissiez voir à l'un et à l'autre. Je vous envoie un compliment pour M. de La Bruyère. J'ai été sensiblement affligé de la mort de M. de Saint-Laurent. Franchement notre siècle se dégarnit fort de gens de mérite et de vertu; et sans ceux qu'on a étouffés sous prétexte de J. -, en voilà un grand nombre que la mort a enlevés depuis peu. Je plains fort le pauvre M. de Sainctot. '

Je ne vous dirai point en quel état est ma poitrine, puisque mon médecin vous en écrit tout le détail; ce que je vous puis dire, c'est que ma maladie est de ces sortes de choses quœ non recipiunt niagis et minus, puisque je suis environ au même état que j'étois lorsque je suis arrivé. On me dit pourtant toujours,

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