‹ Œuvres complètes de RacineChapitre 84 sur 249 · L'autographe est à la BihliotlK'-qiie nationale · texte numérisé non relu

L'autographe est à la BihliotlK'-qiie nationale

2. Orthographe, 1° du manuscrit; 2" de Moréri et des Dictionnaires gcograpliiques de Vosglen et de l'Kncyclopédie; 3" de l'histoire de Rehoulot; ■1° de la Description géographitiuc de Longueruc ; 5" des cartes de d'Anville, de Julien, de Delille, de Bonne, etc. C'est donc mal à propos que M. de Saint- Surin adirnie que « Phistoire et la géographie disent (jembloux « (cela n'est vrai que pour les ouvrages modernes), et reproche aux éditeurs de Boileau d'avoir mis Gemblours. (B.-S.-P.)

3. Ce départ subit, malgré les sollicitations de Luxembourg, est une

ik'inain coucher ;ï Naiiuir, M. de Luxembourg demeure en ce pays-ci avec une armée capable, non-seulement de faire tête aux ennemis, mais même de leur donner beaucoup d'embarras. Adieu, mon cher monsieur; je me fais un grand plaisir de vous embrasser bientôt.

M. de Chamlai' a parlé depuis moi au P. de La Chaise, qui lui a dit les mêmes choses qu'il m'avoit dites : que tout ira iiicn. et qu'il n'y a qu'à le laisser faire. M. de Cliamlai n'a point encore reçu de vos nouvelles; mais il compte sur votre amitié. Tous les gens de mes amis qui connoissent le P. de La Chaise et la manière dont s'est passée l'alTaire de monsieur le doyen, m'assurent tous que nous devons avoir Tesprit en repos. -

Sitscriplion : A Monsieur Monsieur Despréaux, cloître Notre-Dame, à Paris.

tache à la gloire do Louis XIV. Le i)riiico il'Oi'ange était perdu si on l'eut attaqué. — C'est aussi ce que dit Saint-Simon (I, 127), et il attribue ce départ aux prières de M"" de Maintenon. (B.-S.-P.)

1. Sur M. de Cliamlai, voyez la lettre \II. — Sa liaison avec Boileau et Racine, dont il a été déjà question dans les lettres précédentes, résulte encore de ce liillet inédit, adressé par le dernier au premier, et qui existe en original dans les papiers de Brisselte :

u M. de Cliamlai se doit trouver avec moy ce matin à neuf heures, vous nous feriez plaisir à l'un et à l'autre de vous y trouver aussi. Je vous donne le bonjour. nAciN-i.

Il Ce 15 août. » [Adresse : A Monsieur .Monsieur Despréaux.) Il est probable que l'entrevue où Boileau était appelé avait pour but des éclaircissements que l'emploi de Chamlai le mettait à portée de donner sur la guerre à nos deux historiographes. Ce billet est par conséquent postérieur à IG77. (B.-S.-P.)

2. Voyez lettre XI. Le P. de La Chaise arrangea effectivement l'aflaire de la Sainte-Chapelle, et Boileau publiait partout qu'il lui était redevable deceser\ice. (Dauxou.)

COKRESPONn.VNCt:. lit

A Paris, 11! juin IC, j.

Je ne suis ruvemi que ce matin d'Auteuil, où j'ai été passer, (Jurant quatre jours, la mauvaise liumeur que m'avoit donnée le bizarre contre-temps qui nous est arrivé clans l'affaire de la chanoinie. J'ai reçu, en arrivant à Paris, votre dernière lettre, qui m'a fort consolé, aussi bien que celle que vous avez écrite à monsieur l'abbé Dongois. J'ai été fort surpris d'apprendre que M. de Chamiai n'avoit point encore reçu le compliment que je lui ai envoyé sur-le-champ, et qui a été porté ù la poste en môme temps que la lettre que j'ai écrite au R. P. de La Chaise. Je lui en écris un nouveau, afin (lu'il ne me soupçonne pas de paresse dans une occasion où il m'a si bien mar(|ué et sa bonté pour moi, et sa diligence à obliger mon frère. .Mais de peur d'une nouvelle méprise, je vous envoie ce com])limrnt, empaqueté dans ma lettre, afin que vous le lui rendiez en main propre. Je ne saurois vous exprimer la joie que j'ai du retour du roi. La nouvelle bonté que Sa Majesté m'a témoignée, en accordant à mon frère le bénéfice que nous demandions, a encore augmenté le zèle et la passion très-sincère que j'ai pour elle. Je suis ravi de voir que sa sacrée personne ne sera point en danger cette campagne; et, gloire pour gloire, il me semble que les lauriers sont aussi bons il cueillir sur le Rhin et sur le Danube que sur l'Escaut et sur la .Meuse. Je ne vous parle point du plaisir que j'aurai à vous embrasser plus tôt que je ne croyois : car cela s'en va sans dire. Vous avez bien fait de ne me point envoyer par écrit vos remarques sur mes stances, et d'attendre à m'en entretenir que vous soyez de retour, puisque, pour en bien juger, il faut que je vous aie communiqué auparavant les différentes manières dont je les puis

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