‹ Œuvres complètes de RégnierChapitre 13 sur 134 · Allusion à Hésiode · texte numérisé non relu

Allusion à Hésiode

SATYRE II

A Vanves j’arrivay, oû, suyvant maint discours.

On me fit au jardin faire cinq ou six tours ;

Et comme un conclaviste entre dans le conclave, Lesommeliêr me prit et m^enferme en la cave,

Où, beuvant et mangeant, je fis mon coup d’essay, Et où, si je sçay rien, j’appris ce que je sçay.

Voylà ce qui m’a fait et poëte et satyrique, Réglant la rnesdisance à la façon antique.

Mais à ce que je voy, simpatisant d’humeur,

J’ay peur que tout à fait je deviendray rimeur. J’entre sur ma louange, et, bouffi d’arrogance,

Si je n’en ay l’esprit, j’en auray l’insolence. •

Mais retournons à nous, et, sages devenus.

Soyons à leurs dépens un peu plus retenus.

Or, Comte, pour finir, ly doncq’ ceste satyre.

Et voy ceux de ce temps que je pince sans rire. Pendant qu'à ce printemps retournant à la cour, J’iray revoir mon maistre et lui dire bon-jour.

FIN

' A MONSIEUR

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