ÉTAT DC COMMERCE
L’état ]>rospcrc de l’industrie chez les Égyptiens donne à penser que leur commerce dut être infiniment étenilu ; c'est en effet ce qui fut : et de ces «leux sources vinrent les immenses richesses qui permiretit à l’Égy[)te d’élever tant de monuments et de poui'suivrc tant de complètes, ün a voulu quelquefois attribuer la source de son opulence à la richesse minérale du pays ; et comme , en allant à sa recherche , on ne trouvait que de faibles traces de son exploitation, on doutait de la réalité de cette opulence , au lieu de reconnaître qu’on s’était seulement trompé sur son origine. Une industrie avancée et un échange actif de peuple à peuple , voilà les mines que les Égyptiens ont longtemps possédées , et que tout pays qui veut prospérer doit rechercher , parce que celles-là sont d’autant moins épui.sables qu’on y travaille avec plus'd’ardeur et de persévérance.
11 faut reconnaître , au reste , qu’il y a bien peu de pays au monde plus favorablement placés que l’Égypte pour un commerce actif et avantageux. Centre des contrées les plus diverses , elle peut faire passer dans ses mains une immense production, et en retirer à la fois crédit , puissance et richesse.
Le génie d’Alexandre saisit bientôt toute la portée de cet avantage ; et pour mieux s’en assurer les bénéficeS , il se hâta de fonder Alexandrie : il est même probable, s’il eût vécu , qu’il en eût fait le siège de sou puissant empire.
Les proiluits qui faisaient l’objet du commerce des Égyptiens étaient très-variés.
Les côtes méridionales de l’Afrique, la Nubie, l’Éthiopie et les divers pays du centre fournissaient à l’Égypte , l’or , l’ébène , les dents et les peaux d’hippopotames, des plumes d’oiseaux , etc.
L’Arabie lui envoyait de l’or, de l’argent, du fer, de la myrrhe , de l’encens.
De l’Inde, elle retirait l’ivoire, les épices, les pierres précieuses et d’autres substances minérales qu’elle travaillait et rendait en partie au commerce.
A ces diverses contrées , l’Égypte donnait du blé , des toiles , de la poterie , de la verroterie et mille autr<*s produits de son industrie.
Les routes commerciales de l’Égypte ont as.sez varié. Cela a dépendu de plusieurs causes: de la prospérité ou de la décadence de certaines villes ; de l’étal plus ou moins avancé de la navigation ; des races clc rois qui commandaient à l’Égypte et qui lui imposaient de nouveaux goûts et de nouvelles alliances; des guerres qu’on lui suscitait ou qu’clle-méme provoquait.
Du I>ita aux cataractes , le Nil servait au transport des marchandises ( planche 7 ); de ce point jusqu'aux régions les plus éloignées , le transport s’opérait par l’entremise des caravanes , qui traversaient , comme clics le font encore aujourd’hui , les sables et le desert à l’aide de chameaux.
Les marchandises de l’Afrique qui étaient destinées à l’Asie et celles qui lui revenaient en échange , eurent «.bverses stations. Ce furent tour à tour , Syène , Suez, lléroopolis, Goptos, Myaos-Hormos , Bérénice.
11 y eut un temps où l’Egypte posséda de nombreux navires sur la mer Rouge.
Une question importante à résoudre sous le rapport de l’art aussi bien que sous le point de vue économique , serait de s’assurer si le canal de jonction des deux mers par le Nil a réellement existé, comme le prétendent quelques historiens.
Lorsqu’on i>t‘sc tous les obstacles de l’entreprise , on est porté à se ranger du côté de l'opinion de ceux qui pciLsent «pi'il n’y a eu que des essais de faits.
D’abord il est constant , d’après les anciens et les nouveaux nivellements, que les eaux de la mer Rouge sont supérieures de plusieurs pieds aux eaux de la Méditerranée. Aujourd'hui cette difficulté ne serait pas grande ; mais alors connaissait-on le genre d’é cluse qui pouvait arrêter l’iiTuption des eaux et empêcher l’inondation de la basse Égypte? voilà qui est fort douteux : du moins n’en trouve-t-on nulle part les traces ; et cependant les Égyptiens, comme on l'a vu , ne bâtissaient pas sans solidité les ouvrîmes d’utilité publique.
L’avantage d’ailleurs d’un tel canal eut-il été bien g;-and? Qui ne sait que le golfe .Arabique esluii bras de m»*r très-étroit , encombré de coraux et souvent toimnenté par les vents les plus contraires à la navigation ?
Un puissance nouvelle , qui brave à la fois et le calme et les Ilots irrités, la puissance merveilleuse de la vapeur, était peut-être la seule appelée à donuer la vie et à assurer une constante activité à cette mer
qui aloi-s [M iil devenir le lien de ii.itioi» luiissaiilos , et raineiier un jour dans la Mcditerrauce uiie [wrtir dit coiimu-rre du iiiüiide.
r>uisse-t-oii cil essayer et réussir ! luiisse surtout l'tigypte retrouver par là une prospérité qui somuieille plutiM qu’elle n’est perdue ; car eiifiii , Dieu qui toujours l’eelaire et l’arrose eoiuinc aux lieaiix jours des Pliaraona, tic l’a ni maudite ni frappée de stérilité.
core nOKii. sra t.es axciexs wosciieht8 de i ÉcTpii
|.rs PLCS Cniei'X a VOI* OV les plus INTBEtSSAîflS
A ËTL’ülER.
De iiomlHTux momimeiits, dont quelques-uns remoiUeiilà la plus haute antiquité, rouvrent encore le s<»l (le rÈjçypte. Il ne peut être dès lois sans intérêt pour le liTifur que je lui signale les plus importants à visiter, si jamais son pied vient à fouler cette terre des graniU’s choses comme des grxiiuls souvenirs.
Ia‘ Delu est plutôt la tenc des Grecs, des RoinaÜLs cl des Arahw que de ranciemie r.ice égypticimc : aussi n'y voit-on aucun de c(*s monuments i]ui remplis-sciit la moyeime et la haute Égypte et qui sont plus particulièrement le but du pèlerinage dts voyageurs. C\‘st donc au sortir de la basse Kgypte ijue vont roinuienccr les indications que je me propose de donner.
A la droite du Nil, un peu au-dcs.soiLs de l’angle du Delta et non loin de reinbûuchurc du canal qui a dtk ou plutôt qui devait unir les deux mers, se trouvent les intéressantes ruines fX HtUopoHê. C’est là qu’était le laigniliquc teiuple dédié au Soleil et qui fut fameux dans toute PÉgy ple. 11 ne reste de tous les inonumeuts de celle grande ville que quelques parties de son temple , des débris de sphinx et un obélisque de pri's de 70 pieds de haut.
11 y a longtemps que la décadence de celle antique cité a commencé. Sous Auguste, et plus lard sous Constantin, ses plus belles dépouilles allèrent décorer Home et Cmistontuiople.
Un grand souvenir se rattache aujourd’hui à Hé- Uopolis \ car pri-s de là fut domicc la célébré bataille que les Français, sous les ordres de Kléber, gagnèrent sur les Turcs.
A la gauche du Nil , eu face du vieux Caire , se trouve Gizeh , et à côté sont les grandes pyramides.
M. Caviglia est [>arvenu à débarrasser eu partie, des sables qui 1c recouvraient presque en entier, le sphinx colossal , situé à peu de distance de l'une des pyramkles, et auquel Pline prête plus de 140 pieds de longueur. Le cou et la tête ont à eux seul 27 pieds de hauteur. Dans le voisinage de ces pyramides , on trouve plusieurs tombeaux renfermant des sculp-
tures qui militent d’étre étudiées: elles enmmencenl à donner l’idée de ce que Ton doit miconlm* eu mnonUml le Nil. Li encore fut donnée une haUiilte, digne pendant de celle d’Ileliopolis. « Songez, sol- « dats, s’écriait Honaparle, que du haut de cc*s pyra- « inides quarante siéeles vous runtemplent. n
Non loin de là sc trouvent, non pas les rc*slcs de Memphii^ car elle ne vit pliLs que dans le souvenir des hointnes, mais la place qu’elle occupa. Cette seconde ville de IT^yple, celte rivale de 'l liches en graiHicnr et en puissance , ses iionilircux immuments, le temple de Vulcain , celui non muin.she.iii de SiTapis , les grands ouvrages qui liaient ses murs au lae ^hri'is, tout cria a dispani sous les sables de la Libye, le fer de C.amhyse, le marteau de l’Arabe : et cependant le voyageur sc fait encore conduire vei-s ce frappant tableau des vicissitudi's Ini- ULiines, il aime à i>ens4‘r qu’on l’a trompé ; et ce n’csl que lorsqu'il a vu, bien vu de ses propres yeux, tant de mlsè'res, qn'il y croit, et qn’i! fuit vers d'antres lieux , nllri-sté , confondu de n’omporler qu'un seul souvenir, celui que laisse le colos.se représimiant Si*soslria, comme .si l’on côl respecté celte grande figure pour témoigner à tons que c'était bien l.i que sVlcv.i et qu'a péri Meni[»his.
On e>t bien fixe aiijonrd'Iiui sur la position du lac Mœris. Il est dans la province du Fayoïnn, où l'Furopéen retrouvera qiielqiies-nas di*s grands végétaux propres à son climat, notamment le pniiiier, le cerisiiT, l'abrirotier. Avant de visiter ce lieu, il ne sera pas inutile de lire comme guide, le beau travail de Jomard.
A vingt lieues du Fayomn, on arrive à Speos-.trtetnidos <Héni-l!.issan>, sur la droite du Nil. Ce lieu pos.sé‘de (h^s liypogées remarquables par leur étendue et leurs peintures. Les membres de la cuininission d’F^jyple avaient déjà remarqué les lirbesses de Béni* Hassan, mais c’i'tait plutôt soiw le rapport de l’arclii* terlnre, qui a cela en effet de particulier, qu’elle offre 1c véritable type du genre dorique grec, c'està-dire portique à colonnes cannelées, à base arrondie, ilc. , etc. Mais M. Champollion a eu le mérite d’y découvrir des peintures aussi intéressantes par la finesse et la vérité des dessins, que par les sujets qu’elles rappellent. C’est le tableau détaillé dt^ occupations agricoles et du travail des arts industriels. M. Rosclliiii a déjà fait cuimaltre h^s principaux sujets qui y sont rcpré^sciités ; l’ouvrage de M. Champollion nous en donnera l’ensemble.
Un peu plus haut, et de l’autre côté du fleuve, le village d’Afhmouncin cache les restes d’//crfwo;>o/<'#- Afagna ; c’est là qu’était la vaste nécropolis décrite dans le grand ouvrage de la commission d’Égypte ; on y voyait des rulonnes regardées comme étant les plus belles, apris celles des monuments de Tliébes.
Blalhcurfusemoiit, c csl sur rc point que, dniis ces 1 derniers temps, s'est rxeieèe plus que jamais l'aeti* vilé de l’esprit de destmetion.
Pres(|ueenîaeed’ArlmiouiK‘in Otait ou
^nfinoë, ville bâtie par Adrien sur l't'inplareineiil de rnncieime ville deÆe«a , <lont l'oracle fut Irès-ieiiQininé en ÉgN plc. C’était là , mieux cpie partout ailleurs, que Tou pouvait juger raiTliiteelui e des Ilomains dans ce pays. couiuiissiou trCgyple y a trouvé <k* beaux restes ; ils ont, eu ce moment , à peu prés disparu. C'est à Antinojxdis lomme à llermopulis- Magna, villi*s bâties en pierre calcaire, que les ,\rabe» ont établi des louis à chaux, se servant, pour aliinenler leur sauvage industrie, des ruines qu’ils trouvent et qu’ils fout au besoin.
Le long de la ehatnc Ubyque , dans le voisinage de LycupoHi^ aujourd'hui (Syoïit), on trouve lie nouveaux hypogées qui ne sont pas sans intérêt, mais qui le cèdent cependant à ceux d^Aniœopoli» (Qaou), dont les hiéroglyphes oITrciU une inqiurtanee trèsgrande.
On a de la peine à reconnaître l’antique AlydoSy dans le village de Madfuuiieli : ou sait qu'elle fut l’une des plus belles villes de l’Kg^ple. Les ruines de son palais soûl des plus curieuses , bien que recouvertes pri'sijiic on totalité par les sables. Elles pn^eiitent des jieiiiturcs admirablement conservées. Là fut un beau temple consacré â Memnon.
Abydos est un |M)iut lrès-iini>oitanl à visiter, d’autant mieux qu'il se rapproche de Tcntyrh \ Denderah), et celle-ci de Thèbti : lliébes la ville sainte des antiquaires. Cependant , avant de l'aborder, je dois dire un mot de Oeuderah. Son grand temple, qui est un des beaux iiioilelcs de rardiilecture égy[>tieiiiie, mérite d’étre. étudié sous plus d’un rapport; plusieurs ngiires colossales décorent la façade, et son portiiiuc a un elTet des plus imposants. Cliam[K)lliou disait qu'on était étonné des beautés du temple de Deiiderab, même ausoilirdc Tlièbcs; les sculptures ne répondent pas au mérite de rarchilecture.
C'est du plafond du temple de Denderah qu'a été détaché le zodiaque que nous possédons à Paris : U parait n’avoir pas l'antiquité que Volney et d’autres savants lui avaient d'abord prêtée.
Une bien fatale destinée siunble avoir été attachée aux capitales de l’Égypte. Thèbet n’a guère été mieux traitée que Memphis. Cette ville, qui fut plus grande que ne l'est aujourd'hui Paris, et qui posséda plus de monuments , plus de richesses , plus de merveilles que n'en a peut-être jamais inventé, pour embellir ses contes fanlastiqui*s, la belle imagination des Orientaux , cette ville n’est plus qu’un amas de ruines, au milieu desquelles sc trouventcomme perdus plusieurs pauvres villages de fellahs et d'Arabes.
A la droite du fleuve, on voit Lou^ror, A'arnocet
Med- !tnnud \ sur la gauche l'on trouve Afedynef- Abou, Gournahy li^s hypogeeede liiban-Et-Molouk^ Vhippodrowe.
Le sentiment qu'éprouve le voyageur en face de ces restes les uns | lus grands que les autres , est un étüiuiemciit inélè d'une vive nilmirnlion ; il a peine à concevoir ipic des mortels aient pu suffire â élever tant de coliHuies, à sculpter , à traîner après eux tant de colosses , et à former de toutes rcs créations le plus bel enseinlilc que jamais saivs doute le soleil ait éclairé. Il imagine difficilement qu'un Ptuléméc. qu'un Ombyse . et surtout qu'un Cornélius GnlliL« . qui u'élail pas, celui-là, un chef de barbares , mais un envoyé <le llome , ii'aieiit trouvé que le fer et le feu ptiur saluer tant de magnifieence î
Qiichjues détails sur ce qui reste encore donneront l'idée de ee qui a existé il y a plus de trois mille ans
Je UC puis mieux faire ici que d'emprunter quelque.s extraits à la description qu'a donnée de cos ruines célèbres, M. Ballii, dans son .Vbrégé de Geograi»bie.
«• Parmi ces restes imposants, nous citerons à la « gauche du Nil : riinmcnse hippodrome , qui , M foinme le Circus-Ma.rimue de ranciemie Home, U est changé en champ livré à l'agriculture. Les rui- •< nés de Medyiicl-Al>ou, éloimaiilc réuuinii d'édifi- « ces appartenant à (U^s Pharaons , à des Ptolémées , « et à des empereurs romains, cl nu milieu di*sqnels « s’élève rénorme et gigantesque pu/aiji de /ihameîs « Méiamoun. On y admire un grand nombre l’c •* compositions religieuses et historiques qui sont « gravées sur le pourtour de la cour; elles représenter.l •I diverses fêles et des scènes , telles qu'olTraiidcs , *« sacrifices , combats , courses en chars , initiations , « et elles retracent les conquêtes de l'un des plus m Ulustriîs d'eiilrc les Pharaons. Los ruines de l'im- « mense monument connu des Grecs sous le nom de n mais que Cliampollion dit être l'amé-
« nophion des Égyptiens. Les ruines s'étendent sur «« un espace d'environ 1800 pieds de longueur; on « y voit dc^ débris de plus de dix-lmit colosses , n dont les moindres avaient 20 pieds de haut ; on y « admire encore, du côté du fleuve, deu.r cologses « qui, quoique assis, n'ont pas moins de Co pieds de « haut ; celui qui est situé vers le nonl jouit d'une a grande célébrité, sous le nom de colosse de Mem- « non. C’est le portrait du troisième Aménophis de « la dix-huitième dynastie, qui régnait vers l’an IGî'o « avant Jésus •Christ, et la célèbre statue de Memn non , dont les anciens racontaient que la bouche « faisait entendre des sons harmonieux aussitôt qu'elle « était frappée par les premiers rayons du soleil le- « vaut.
« Le long de la rive droite du N'îl, on trouve Luxor, «• les restes d'un palais immense, bâti par .^nièno-
. |)his-Mcmiion ( AmMiolliiih 111 1 ilc l i ili\ Imili* ii»‘
. dynastie, cl par le girniil Sesosliis, aussi de la di\- « huiliéinc ; il est piéeéilé de deux oliéliscpies de . 7S et de 7S pieds de haut , t hai-uu d'iiu snd Iduc « de granit rose, d'un travail exquis, aceouipagués de « quatre colosses de nii'nic matière , dont deux de . U piedsde haut, et deiLX d’environ SO, mais enfouis « jusqu'à la poitiiue ; vient ensuite un immense py- »lone, haut de SO pieds, et un péristyle (Tcnvi-
- ron 1200 rolonnes , la plupart encore debout; les .. plus glandes ont dix pieds de diamètre. Ces iin- « menses cdiliees appartiennent, selon M. Charapol- .. lion, à nhaiasis-le-Grand, à Menèphl.ili 1", llorus,
« Aménophis-Meinnon et autres rois. Kafr-Karnae,
« on voit ToHee de» tphituc , longue de 1026 toises ;
. elle s’étend entre Luxor et Kamac ; on y a compté . jusqu’à 600 sphinx de dimensions colossales. Mais « c’est à Karnac qu'apparalt toute la magnillcence « pharaoniipie. Dans les débris de ce palais mcrvcil- . leux, le \oy.igcur est étonné par le grandiose d’edi- « lices qu’on regarde comme supérieurs à tout ce qui
- est sorti de la main de l’homme. Il y admire surtout « l'avciiuc de colonnes monolithes , de 70 pieds de . haut, mais toutes renversées; la talle hypo/lyU,
- de 518 pieds de long, sur 159 de large , sou toit est « soutenu par 13* colonnes encore debout, dont les « plus grandes ont 70 pieds de hauteur, 11 de dia- « métré. La cirronrércncc de leurs chapiteaux étant
• de 0* pieds , crut hommes peuvent se tenir à leur
• aise sur rlmcun d’eux ; la cour, où se trouvent deux s obélisques , haut de 69 pieds , mais dont uu seul
• est debout ; et enlln une autre s.illc eutiéiemeut s détixritc, où s’élève encore le plus grand des ohé- " risques existants, haut de 91 pieds ; il y contemple H les portraits de la plupart des vieux Pharaons, dont
- les grandes actions sont représentées dans des ta-
> hleaiix de dimensions colossales.
■. A l’ouest de Medynet-Abou, on trouve les toin- " beaux des rois de la dix-huitième , dix-neuvième et
- vingtième dynastie ; ils sont taillra dans la roche de « calcaire , et à des niveaux dilléreuts , dans l’aride « vallée que les habitants actuels de l’Égypte nom- ■' ment Biban-cl-Moloiik , sur la rive gauche dn Nil.
- L’imagination s’égare, lorsqu’au milieu de ces palais •* souterrains , un réfléchit à la liardiesse d’une telle « entreprise, à la constance qu’elle a dû denunder, et » aux difllcultcs qu’il a fallu vaincre yiour l’exécuter. » Après avoir [ussé sous une porte ,tsscz simple , on « entre dans de grandes galeries ou corridors cou- » verts de sculptures parfaitement soignées , conser- '■ vaut en grande partie l’éclat des plus vives eoii- « leurs, et conduisant siiccessivcment à des salles
■ soutenues par des piliers encore plus riches de dc-
> corations , jusqu'à ce qu’on arrive ciiiln à la salle
■ principale , celle que Ica Égyptiens nommaient la
•. la/le dorée, plus vaste que toutes les antres, et an <• milieu de laquelle reposait la momie du roi, dans un énorme sarcophage de granit, etc., etc.
■I Ou ne doit pas nuhlierla nier opale de Thibes, ou les lomlcflUÆ des grands et les cimetières de cette aucieiine ca|iitalc. Ils occupent une immense >■ étendue sur la rive gauche du Nil, et on y trouve •• tous les gcia es de tombeaux en us.igc chez les an- " riens Egyptiens. NI. Jomard a dorme la description '• de ces monuments souterrains sous le itom d’hypo- « gées de 'J'Iù'hcs. Il y en a de si considérables en longueur , que , selon M. Passalacqua , les galeries •• ipii les composent, poiicraient contenir, dans cer- " tains hypogées, deux à trois mille hommes avec " assez d’espace pour y ciiculer. ••
ChiirapoHioii le jeune, qui, plus que personne, éhiit capable d’apprécier l’impoi lance îles ruines de Thébes, parle avec un véritable enthousiasme de cel • les qui se trouvent sur remplaremeiit de Karnac , village. comme on l’a déjà vu, situé à la droite du Nil cl alten,uit à Lonqsor.
<1 J'allai ciiOii au palais ou plulét à la ville de mo- " numents, à Karnac. Là m'apparut toute la magni- » licence pharaonique , tout ce que les hommes ont Il imaginé et exécuté de plus grand. Tout ce que .. j’avais vu à Thèbes, tout ce que j’avais admiré avec « enthousiasme sur la rive gauche me parut misé- >■ rablc eu comparaison des conceptions gigantesques « dont j’étais entouré. Je me garderai bien de vou- .. loir rien décrire , car, ou mes expressions ne vau- <> draient que la millième partie de ce qu’on doit dire Il en parlant de tels objets , ou bien , si i'en traçais I* une faible esquisse , même fort décolorée, ou me Il prendrait pour un enthousiaste , peut-être même I. pour un fou. Il suffira d’ajouter qu’aiienn peuple Il ancien ni moderne, ii’a conçu l’art de l’aix-hitec- II turc sur une échelle aussi sublime, aussi large, aussi Il grandiose, que le Hrait les vieux Égyptiens; ils « concevaient en hommes de cent pieds de haut, et K rUnagination qui, en Europe, s'élance bien au-des- II sus de nos portiques, s’arrête et tombe impuissante n au pied des 1*0 colonnes de la salle hyiwslyle de a Kamac. »
De Thèbes à Syène , la route n'est pas sans olfrir d’intéressants souvenirs et d’utiles indications pour l’art comme pour l’histoire de l’É^ple. On trouve Hermonthis ( Ermeiit), latopolis (Ésné i, Élélhya, où sont des hypogées de la plus haute antiquité , ma's où les autres ruines ont en ce moment complètement disparu. Après Élétliya vient ySpoUinopolis-Afagna ; Edfou', où l’on voit un grand temple d’une assez belle architecture.
Syène présente un ensemble assez confns de moiiumeuts égyptiens, grecs et romains. Ses vastes car-
rières donnent Tidée de l'immenâité des monuments que l’Égypte a dù élever.
Entre Syône et la première cataracte, où flnit l’Égypte et où commence la Kubie, se trouvent encore l’i7c d'Éléphantine cl AÉlépliantine, tout est en ce moment à peu près détruit. A Philæ, où furent les temples célèbres d'isis et d'Osiris, on ne voit plus que des monuments de création grecque ou romaine et d’un goût assez baii>are , à l'exception d’un petit temple consacré à Isis.
Pour ceux qui voudraient visiter d’autres lieux célèbres que ceux qui longent les bords du Nil , il y aurait à voir, du côté de la mer Rouge, les ruines ou les emplacements &/Ieroopoli$ , de Myos-Hormos , de Bérénice , villes qui furent des points importants pour le commerce entre l’Asie et l’Afrique : du côté de la Libye, pour les plus avides de voir, comme pour les plus hardis, il y aurait à parcourir un vaste désert où l’on trouverait de nombreuses odsts, et les ruines du temple d'Ammon , que l’histoire mentiomie si souvent.
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ET COLLBCTIOXS DE L'ECROPE.'
L’Égypte a été depuis un quart de siècle si bien étudiée , si bien fouillée , je pourrais même dire si impitoyablement dépouillée, que tout ce qui est sorti de ses ruines, de ses temples, de ses hypogées, a suffi pour former non-seulement de nombreuses collections particulières , mais encore plusieurs muséc.s spéciaux , <lans dilTérentes capitales de l’Europe.
Comme il serait beaucoup trop long de mentionner ici les richesses de chacune de ces collections^ je me contenterai d’indiquer les objets les plus rares ou les plus dignes d’étude.
Le mueée égyptien de Paris n’est pas le moins bien |iartagé. 'J'out ce qui a rapport à la religion et aux funérailles s’y trouve en nombre , et bien choisi. Les objets consacrés au.\ usages civils s'y font remarquer par leur variété, et la science, de son côte, ainsi que les arts, y sont représentés par des pièces ou des fragments d’un puissant intérêt.
Les divinités du culte égyptien et les animaux qui en étaient le symbole, forment une collection excessivement variée de statues de bronze, de terre émaillée, de bois peint, de basalte, d’or, d’argent, etc.
Des momies, des sarcophages, des amulettes fort riches et d’un beau travail, ainsi que la réunion de touslcs objets qui servaient aux funérailles, montrent tout le respect que les Égyptiens avaient {mûrie culte des morts. Entre autres morceaux remarquables , je dois mentionner le beau sarcophage que nous a valu le voyage de Champollion en Égypte. Voici en quels termes ce savant en parlcdansses Lettre». «J’ai acquis j
« au Caire, de Mahmoud -Rey , le k’ihaîa, le pim « beau des sarcophages présents, {>assés et futurs ; il « est en basalte vert et couvert intérieurement et ex «' térieurement de bas-reliefs, ou plutôt de camées « travaillés avec une perfection et une finesse iiiima- « ginablcs. C’est tout ce qu'on {>eut se figurer de {dus U parfait. »
Les fauteuils et les étoffes de tous genres, les colliers, les bracelets, les boucles d’oreilles, quelques costumes assez bien conservés, justifient parfaitement l'opinion déjà manifestée, d’un état industriel fort avancé dans l’anctenne Égypte.
Des {)apyru8, dont quelques-uns renferment des documents fort curieux, ne sont pas la |)artie la moins intéressante de cette richesse antique.
En dehors du musée se trouvent encore quelques antiquités égyptiennes fort dignes d’appeler l’attention des curieux. Dans une des salles de la Bibliothèque du roi, l’on a renfermé le zodiaque de Denderah, qui donne l’idée des ornements qui di^coraient les temples de l’Égypte. L’obélisque de Louqsor n’est {)as encore sorti de renvelop(>e qui lui a servi à traverser l’Océan, mais il est facile de juger, même en ce moment, quelle en est la grandeur et quelle en est la forme. Dans l’une des cours du musée est un sph’uix, qui est loin d’approcher des colosses dont on a donné la mesure, mais il peut permettre d’a{)précier la grande scul{)turc ég)’pticnne.
Le musée de Londres possède des antiquités égy{>tienne du premier ordre, notamment la tête de la fameuse statue de Memuon, et la pierre dite de Rosette, ayant une inscription rapportée en deux langues, la pmntère égyptienne, la seconde grecque, et écrite à la fois en caractères hiéroglyphiques ou symboliques, en caractères démotiques ou vulgaires égyptiens , et en caractères grecs. L’inscription est un décret du collège de Memphis renfermant des détails de mœurs, de géographie et d'histoire. 11 n’est {)as besoin de dire combien ce précieux fragment a scr>i à l’interprétation de l’ancienne l'criture égyptienne.
Reizoni et {tlusieius voyageurs anglais sont les priie ci{)aux fondateur de la collection anglaise.
C’est la collection de M. Ras.salacqua, que l’on a vue à Paris il y a peu d'années , qui forme le musée égyptien de Berlin. Il est précieux , sans cc(>endaiit avoir quelque chose qui puisse faire envie aux richesses <{ue possèdent d'autres , capitales. L’on peut en dire autant de la collection faite à La Haye.
Iaî musée de Turin est peut-être le plus riche de tous, grâce aux connais.sanccs et aux recherches suivies de M. Drovetti, qui a été longtemps consul au Caire. Je mentionnerai surtout la statue du grand Sésostris, qui passe pour le chef-d’œuvre de l’art égy{> tien, la statue colosse d’Osymandias, et la table chronologique des anciens Pharaons, trouvée à Abydos.
I^pa|)yru8 y soiil aussi nombreux que bien dioisis. En général, lus monuments heturi<|ues de cette rare collection sont, pour les sciences et les arts, d*un prix inestimable. Avant son voyage en Egy])te, Chanvpoiiion le jeune en avait fait une etude |)articuUèrc, ce qui a valu à notre pays uit bon et profond ouvrage.
HOnCK 8011 LES FBIÜCIPAnt ADTepES ET VOVAGEl'ES QCI OHT PAELfc DE L'ÉGVPTB DEPOIS lOLLl.V.
Depuis un derntHuéde , il a pam on grand nombre d*ouvrages sur l'Égypte ; jedonnerai rindii*ation des plus importants à consulter |K>ur ceux qui voudront connaître i fond cette contrée si digne d'étre étudiée, d'abord pour son ancienne cèlcbrité, et un t>eu aussi pour le» efforts honorables qu'elle fait de nos jours IMNir remonter au rang des nations puissantes et civilisée».
Quoique les limites dans lesquelles je dois me restreindre , ne me permettent pas de mentionner tous les voyageurs qui depuis un siècle et demi ont ex- I plore l'Égypte S ne puis pourtant omettre de 1 citer le plus notable d'entre eux, Volney, qui le prei mier a apporté en Égypte cet esprit de sagacité et I d'observation qui a caracU'risè, depuis, toute sa vie I et ses écrits. Stui Voyage en Égypte et en Syrie^ qui a obtenu plus d'une fois les suffrages flalleui's des ntembres de la commission d'Égypte, mérite particulièrement d'ëlrc lu et médité.
M. CbampoUionle jeune, qui, dès l'ége le phis i tendre, a eu ta passion d'étudier et de visiter l'Égypte,
I nous a laissé, quoique mort bien jeune , des travaux d'un haut intérêt.
Son Panthéon égyptien, sa Grammaire, se$ Uttree éenfea 4 Égypte et de yubie, la fielathn de son voyage, prête à pai'aitre, tous ces ouvrages sont des titres à une gloire que les savants lui otil accordée et qui ne périra pas. Aux hommes qui ne veulent avoir qu'une klce générale, mais juste, des beaux reste» de l'antiquité égyptienne, je conseille la lecture I de ses Lettres, qui forment un volume in-8'*, publié ' en 1854.
Digne émule de son frère, M. Champollion-Figeac a contribué, par d'importants travaux, à rériatreissement des tempe antiques de TÉgypte. Ses Annales des Lagides, ou la Ci ronologie des rois grecs, d*É~ gypte, successeurs d' Alexandre-le~Grand, méritent d’étre étudiées. Elles ont donné lieu, entre l'auteur et yi. Saint-Martin, à une polémique dont Ira résul-
> Le docteur Murray a consacré le premier volume de M>D Histoire des voyages et découvertes en A/i-igue (dont la traduction française forme quatre volumes lii-8 ), à résumer les plus imporlaulcs de ces rélations jusqu'au coniinenccmcnt du siècle actuel.
lats ii'imt pu que profiter à la scirnee. L'ouvrage de M. CliampoHiona èlécouromicparriitstihit en 1818.
Nous devons à. M. Letronnede précieux üocuineiits sur plusieurs parties de rUlstuinMle l’Egypte. 1)> m; trouvent principalement consignes dans l'ouvrage qui a paru sous le litre : Recherches pour servir à l histoire de l Égypte pendant h domitudion des Grecs et des Romains, tirée des inacrip/îoita grecques cl latines, relatives à la chronologie, l'état des arts . aux usages civils et à la religion de ce pays, uium que dans plusieurs mémoires |>articulier8.
Il est à regretter que M. Le Prévostd'lray n'ait publié que le premier volume de son Histoire de i‘É~ gyple sous le gouvernement des Romains , considérée principalement dans les différentes branche s et les changements successifs de son administration , députa la conquête de ce pays, par Auguste, fusqu à laprise d Alexandrie , par les Arabes.
Sur la même période , l'on |»eiit citer encore l'oiivrage de M. Louis lleynter , intitulé : i>e I Égypte sons ta dominnfton des Romains, 1807, un volume iii-K*. On tloit au même niitrur des recherchi's utiles sur l'économie publique et rura/e des Égyptiens et des Carthaginois. Ce dernier travail f.iit partie d'une série de recherrliesanaloguiN tpie l'auteur a faitra sur les principaux peuples de l’aiiticpiilé ciassiipie , et dont il a paru cinq volumes.
N'omettons \v» non plus de mentionner les recheirbes tpi'iiii antre écrivain germanique non moins célébré, Creii2Cr,aeomam*e5, dans sa SymlnUique olont M. GnigniatiU publie actuellement la tradtirlioii), h îa religion des anciens Égyptiens. M. J.eti*otine vient de publier des Recherches sur la statue de .Vcmmon.dans Iraqiieiles il a combattu qiielqut'siines des vues du savant alleinami.
L'bistoire cl la geograpliie de la période antérieure à la domination romaine , trouveront d'utiles doniineiiLs dans les Recherches de M. I^Schon sur tes médailles des nomes ou préfectures de l'Egypte. Paris, l«îî5î,in-4*.
Un ouvrage d'une haute inqmitance , et auquel les savants detou.s Ira pays ont rendu justice, rat celui de Heeren, intitulé : De la politique et du commerce des peuples de l’antiquité \ il a été traduit de l'aDcmaml par W. Siickaii, et publie par M .M. DidoC. Tu volume de ce grand ouvrage est consacré aux Égyptiens.
Les ouvrages de MM. Jomard, Cailliaud de Nantes, Belzoni, Passalacqua et Rosellini, méritent une mention particulière, comme faisant connaître les découvertes les plus récentes faites en Égyplc, notamment dans Ira hypogées. M.M. UoseU I iiiii et Cliampullion, grâce à la protection de leur I grtiiverncincnt respectif, cl à l’aide pleine de bien- 1 veilloncc que leur a prêtée aussi le gouveniemciit
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rgyptien, ont ôlê le plus favorisi^ dans leurs recherches. et ils cil ont liabileineiit profité.
Dans le 'J'ahlratt de VKgypte , àv in Nubie et de* lieux circon^uins , puhiié en ls50, M. 3. J. Rifauda montre luigr.iml esprit d'observation et donne des npprériatioiis tonies iiunvelUs sur certains points peu étudiés avant lui.
On peut iTgarder comme un complément de crt ouvrage la Topographie de J'hèbes ( topography of Tliebes\ et description générale de l’Égypte , par G. VMIkiiison. O livre, public à Londres, cher Murray, donnera aux voyageurs de bien utik^ indications.
Mais au-dessus de tous ces ouvrages, vient sc placer, soit par rétenduc du travail, soit par la inullipliciié des dessins, soit par la variété, je dirai presque la géuéralité des connaissances qu'il donne, le grand ouvrage de la commission scieiitifiqnc que Bonaparte, général en clM'fde rexpédilion frain;aise en Égypte, en 1797, s'était adjointe, (‘oinprennnt peut-être mieux alors qu’il ne Ta fait depuis, qn’il était plus glorieux de vouloir civiliser que de conquérir le monde.
La Description de l’Ngypte, qui comprend PÉgyplc ancienne et PÉgyplc moderne, sc coin|)ose de 9 volumes in-folio de texte ; de »4ô planches de dessins, et d'un atlas de $0 planclics.
MM. Üeitholict, Monge, Jumard, Conlier, Gérard, Costax, Larrey, Devilliers, Jallois, Nouet, Rozière, Redouté, Dubois-Aymé, et une foule d'autres hom-> mes remarquables , chacun dans sa spécialité , furent les auteuis tle cette magnifique comi>ositiun. Malheureusement elle est fort cliêre», et là ort elle sc trouve, on est un peu trop avare de la montrer. Sans doute de pareils ouvrages méritent qu'on les ménage, mais, d'un autre cùté, rinstmcliou a scs avantages, ctuiigouvcnicmciit, pour la répandre, ne doit pas spéculer comme peut le faire un particulier.
M. Panckoiike a publié une édition de la Description de l'Égyptey en a6 volumes in-8'’ de texte, cl 887 planches. Le prix est plus modéré, et par suHc Tacquisition en est jdus facile *. Cet ouvrage devrait
* Prix d'uD eieinplaire , sur papier fin : 3 600fr.; sur papier vélin : 5 400 fr.
* Pris d’un exemplaire : 2 330 fr.
donc être moins rare, surtout dans les grands établissements, tels que collèges et bihiiotheques.
Dans CCS derniers tem|is, les anciens hién^yphfs égyptiens ont été, en France et en Angleterre, robjrt de travaux simultanés qui ont jeté une vive lumiêrr sur oc système primordial d’écrilurc. Sans entrer ici dans le détail des disr'ussioiis d'antériorité qui se sont élevées entre les savants des deux paya , je citerai , comme également profitables à cette partie de Farchéologie égy ptienne, les deux ouvrages suivant, de MM. Champolliou le jeune et Thomas Young.
Précis du système hiéroglyphiqnc des ancin» Égyptiens , par Cham|K>Uion le Jeune. Paris, 1844, un volume in-8*.
Ân account ofsosne reeent dUeoveries in hiero glyphical literature and ICgyptian antiguitiei, inctuding the author's original aiphabett asexten ded by (’hampoHion, fi'ith a transtation of jlreimpublinhed greekand Egyptianmes; by Th. ïoung. London , 1845.
J'aurais pu étendre beaucoup la liste des ouvrages plus on moins importants publiés deiMiis quinze au« en France et eu Angleterre sur le même sujet , mar» iis m'ont paru ne .devoir rien ajouter de nouveau H de réellement utile aux notions contenues dans les deux ouvrages déjà cités.
Je ne finirai point celte nomenclature des ouvrages qui intéressent rhistoirc de l'Égypte, sans mentionner les écrivains arabes, peu connus du temps de Rollin, et dont par cela même il ne fait aucune mention. Cependant ils fouruisseot d'utiles indicâtion^- M. Marcel , l'uo des auteurs de la Description de l'Égypte , et savant orientalute , a donné , dans le tome premier, une liste des ouvrages lai^s par les AralM's, sur l’Égypte. Quelques-uns de ces ouvrages imt etc traduits en français, notamment celui d’Ab dcI-Litif, par Sylvesii-e de Sacy. On trouve encore di^ documents curieux venant de la littérature arabe daiiA Us Notices et Extraüs des manuscrits de lo hiOliothrgue du roi , ilonl 14 volumes sont publiés.
'J cl est renseiikble des ouvrages les plus propres* être consultes par ceux qui voudront avoir une oonluiissance entière de l'Iiistoire et des monuments de ranciêim« Égypte, qui ne sera désormais une contrée ignorée que pour ceux qni n'aiment ni la lecture ni l'étude si iniéressaotc des sciences et des arts.