‹ Œuvres complètes de Rollin avec notes et éclaircissements sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce des anciens (volume 3)Chapitre 58 sur 125 · REFLEXIONS SUR LE GOUVERNEMENT DE SPARTE ET SCR LES LOIS DE LYCURGUE · texte numérisé non relu

REFLEXIONS SUR LE GOUVERNEMENT DE SPARTE ET SCR LES LOIS DE LYCURGUE

g I. — Choses locàiles dans les lois DE LTCL'ECL'E.

Il faut bien , à n’en juger même que par l’événement, qu’il y eût dans les lois de Lycurgue un grand fonds de sagesse et de prudence, puisque tant qu’elles furent observées exactement à Sparte , cl elles le furent pendant plus de cinq cents ans , cette ville fut si puissante et si florissante. C’était moins , dit Plutarque en parlant des lois de Sparte , le gouvernement et la police d’une ville ordinaire,

* « Veut Pythagoras , tnjuitsu tmpcraloHs . id e.«( I>ri , « de prssidio et sUUone vU« decedvre. » (Cic. de Senect. n.73.)

« Calo lie abiit e vilA , ul canum moiiendi naelum se H esse gauderet. Vêlai enim domiDans ille in nobis Deus a injussu hinenossuo demigrare. Quum vcrôcausam jusa lam Deus ipse dederil . ul lune Socrali . nunc Calooi. « sapé mullls : n« ille , médius fidius. vir sapiens, I«tus a ex bis icocbris in liicem illam cxrr&seril. Ncc lamcn Uta a vincula carcerts ruporil; loges enim vetanl ; sed » lana quam à magistralu aul ab alttiuA poteslale logüimi , sic à a Deo fvoratiis alque cmissus ciieiil. » (Id. i. T'use. Quasi, n. 71.)

i n. 1 jIc

que la romluKc pl l-> r^glomont d'un hommu sa^o qui passe Imite sa vie dans les exercices de la vcr'.u. Ou plulAt, continue ce mt'me auteur, comme les poCtes feignent qn’Hercule avec sa peau de lion et sa massue seulement parcourait le monde et le purgeait de voleurs et de tyrans , Sparte de m^me , avec une simple bande ‘ de |tarchemin et une méchante cafie, donnait ta loi & toute la Grèce, volontairement soumise à son empire, étouiïait les tyrannies et les injustes dominations dans les cités, terminait h son gré les guerres et calmait les séditions, le plus souvent sans remuer un seul bouclier, et en envoyant un seul ambassadeur, qui ne paraissait pas plutôt, que tous les peuples soumis SC rangeaient autour de lui, comme les abeilles autour de leur roi, tant la justice de cette ville et son bon gouvernement imprimaient de respect à tous les hommes.

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