V. Prino ih. pio Ctoipli. pag. V8T, iï
son entier. « Sous le pontife Bospboricus ', « Damagète, après avoir demandé au sénat « la permission de parler, a dit en pleine as- <1 semblée : .\ttendu qu’aux temps pa.ssés la « bienveilbmee constautedu peuple d’Athènes « envers les Byzantins et les Périuthiens, unis n entre eux et d’alliance. rt d’origine, ne si* « démentit jamais en aucun cas ; qvie cette (I bienveillance, déjà signalé'c tant de fols, a n tout récemment écbité lorsque Philippe de XI Macédoine , armé pour la di'siruction en- « tiére de Byzance et de Périntlie, battait nos " muraille.s, brûlait nos campagnes , coupait Il nos forêts ; qu’en ce temps de calamité ce « |ieuple bienfaisant nous a secourus avec une Il (lotte de six-v ingts voiles, chargée de vivres. « d’armes et de troupes; qu’il nous a sainés <1 des derniers périls ; qu’enlin il nous a réta- II Mis dans la paisible possc'ssioii de notre gou- « veriiemcnt, de nos lois et de nos tombeaux; Il les Byzantins et les Périuthiens, par un dé-- <1 cret, aceordeni aux Athéniens la lihorléde s s’étalilirilans les états de Périntlie et de By- II znm e, de s’y marier, d’y acquérir des terres. « et d’y jouir de toutes Ubs prérogatives de ci- II loyen ; leur octniient de plus une place dis- II linguée aux spectacles, et le droit de séance. Il soit dans le corps du sénat , soit dans l’as- 'I semblée du peuple, auprès des pontifes ; eu- II tendent que tout Athénien qui voudra se Il domicilier dans l’uiic ou l’autre ville jou'issi- « d’une entière exemption d’impAts et d'an- II très clinrges de l’état : que sur le port l’oii « érige trois statues, do seize coudées diacunc. Il qui ri’préscntcrimt le peuple d’Athènes cou- « romié par le peuple de Byzance et par le Il peuple de Périiilhe; que d'ailleurs on en- II voie des pré.sents aux quatre jeux solennels U de la (irèce, et qu’oii y prudamo la cou- II ronne que inias avons décernti' au peuple Il d’.Vthènes : en sorte que la même cérémo- II nie apprenne à tous les Grecs et la magna- II nimité dos Athéniens, et la reconnaissance n des PérinlliiiMis et des Byzantins. »
Les peu|di‘s de la Cliersonèsc firent un déen-t pardi, dont voici la teneur : « Entre les peii- II pies que la Ghersonése comprend, les hau hitaiits de Sesle, d’Eléonle, de Madvlc et
' tVlail .ipjiaicmniciil le p.-rnilcr luag'vlrat.
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« d'Alopécoiiiièse . décorncnt nu |>euplc et
■ nu sénat d’Athènes une couronne d’or do « soixante talents', et dressent deux autels, sait voir : l’un à la déesse de la reconnaissance ; et Il l’autre aux Athéniens, |>our avoir, par le X plus insigne de tous les bienraits , alTran- « chi du joug de l’hilippe les peuples de la « Chersonèse, et les avoir rétablis dans la K possession de leur patrnï, de leurs b)is, de « leuriiberté,ct de leurs temples :bienlbit dont « ils garderont éterindlemènt la inémoin;, et « qu’ils ne cesseront jamais de reconnalire « selon toute l'étendue de leur pouvoir : ce « qu’eu plein sénat ils ont unanimement ré- « solu. B
Philippe *, après avoir été obligé de lever le siège de Bysancc, marcha contre Athéas , roi des Scythes, dont il avait retn quelque mécontentement personnel, et mena son fils avec lui dans cette expédition. Quelque nombreuse que fût l'armée des Scythes, il en vint facileiement à bout. I.e butin fut considérable. Il consistait, non en or ou eu argent, dont cette nation avait le bonheur d’ignorer l’usage et le prix, mais en bétail, en chevaux, et en un grand nombre do femmes et d’enfants.
A son retour de la Scythie, les Trihalles, peuple de la Moesie, lui disputèrent le passage, prétendant avoir leur part au butin qu’il emmenait. Il en fbilut venir aux mains. I.e combat fiit rude et fort sanglant , et il y demeura beaucoup de monde sur la place , de part et d’autre. Le roi même y fut blessé à la cuisse, et, du même coup, son cheval fut tué sous lui. Alexandre accounit au secours de son père, et , le couvrant de son bouclier, il tua ou mit en fuite tons ceux qui venaient se jeter sur lui.
* SoljiinJc m’il.' crus. = 315 000 fr E. D.
■ Ju5lin. lib. 0, c.ip. !2,3.