LIVRE XVIL
SUITE DE L’HISTOIRE DES SUCCESSEURS D’ALEXANDRE, DEPUIS LA BATAILLE D’IPSUS JUSQU’A LA MORT DE PTOLÉMÉE ÉVERGÈTE.
ArriCLB FIEIIIEB.
Ce premier article renferme l’espace de cinqaante-cinq ans : savoir, les quinze dernières années de Plolémèe, fils de Lngus , qui en avait dèjè règne vingt-trois, ce qui fait en tout trente-huit ; et quarante autres années, qui font la durée du régne de Ptolémée Philadelphc.
8 I. — Les OUATEE peieces taisoceces paetasent l'ehpieb d'Alexaeuee-le-Ghaed ex ocatee bovau-
MES. SÈLECCCS EATIT PLUSIitirnS VILLES. AtIIEMES rERMESES PORTES A DÉMÈTRIUS. CELUI-CI SE BÊCON- CILIE AVEC SÈLBUCUS, PUIS AVEC PTOL^MKR. MORT DE CasSANDRE. COHMENCRMElfT DE PVRRnUS. PRISE d’ ATHENES PAR 1)^:mü;tril's. Il perd prerqcb en MÊME TEMPS TOUT CB qu'il POSSÉDAIT.
Après la bataille d'Ipsus, les quatre princes confédérés partagèrent les états d’Antigone en lesajoutant à ceux qu’ils possédaient déjà. Et ce fut* par ce partage que l’empire d’Alexandre fut divisé en quatre royaumes fixes. Ptolémée eut l’Egypte , la Lybie , l’Arabie , la Célésyrie et la Palestine ; Cassandre eut la Macédoine et la Grèce ; Lysimaque , la Thrace , la Bithynic, et quelques autres provinces par delà l’Hcllespent et le Bosphore ; Séleucus , tout le reste de l’Asie jusqu’au delà de l’Euphrate et jusqu’au fleuve Indus. Le royaume de ce dernier s’appelle ordinairement le royaume de Syrie , parce que Séleucus, qui y bfllil depuis
* PIol. in Demctr. paR. 902.— Appian in Syr. pag. 122, 123. — Poljb. lib. 13, pag. 572.
Antioche, y fit sa principale demeure ; et ses successeurs, appelés S^leucides ,de son nom, en firent autant. Mais il comprenait , outre la Syrie , ces vastes et riches provinces de la haute Asie qui composaient l’empire des Perses. C’est ici que commencent les vingt années de règne que je donne à Séleucus Nicator, parce que ce ne fut que depuis la bataille d’Ipsus qu’il fut reconnu pour roi. En y ajoutant les douze années où il avait déjà exercé l’autorité rojale sans en porter le litre, cela fait les trente et une années de règne que lui donne Ussérius.
Ces quatre rois sont les quatre cornes du bouc ' de la prophétie de Daniel, qui vinrent à la place de la première corne rompue. Celte première corne était .Alexandre, roi de Grèce, qui détruisit l’empire des Mèdeset des Perses désigné par le bélier à deux cornes; et les
* J'étais fort attendra ce que }e voyais; ctcnmém temps un 6omc vint de rOeddent sur la face do toute In terre, sans qu'il touchât néanmoins la terre; et cc bouc avait une corne fort grande entre losdeui yeux. Il vintjusqu'à ce bélier, et lui rompit les deux romes... Le bouc ensuite devint extraordinairement grand ; et étant crû, sa grande corne se rompit, et H se forma quatre cornes considérables au-dessous, vers les quatre vents du ciel. (Dan. ch. 8. T. 5. 6 et 8. ) J)ieu donne ensuite à son prophète l'explication de ce qu'il venait de lui montrer. Ix bélier que vous avez vu, qui avait des cornes, est le roi dos Perses et des Modes. Le bouc est le roi des Grecs; cl la grande corne qu'il avait entre les deux yeui, est le premier de leurs rois. Les quatre cornes qui se sont élevées, après que b première a été rompue, sont les quatre rois quib'éicvcroot de sa nation , nuis non avec sa force cl sa puissance- ' Ibid.v. 3 », 21, 22.)