‹ Œuvres complètes de Rollin avec notes et éclaircissements sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce des anciensChapitre 114 sur 298 · I.'un. en mourant, cause ta Tuile · texte numérisé non relu

I.'un. en mourant, cause ta Tuile

L'autre, en fuyant, cause ta mort.

Il ne faut pourtant pas s’imaginer que ces retours si justes soient essentiels è la justesse. Elle ne demande pas loujours tant de symétrie ni tant de jeu : il suffit que la pensée soit vraie dans toute sou étendue, et que rien ne s’y démente .dequclque côté qu’on la prenne. Pages 4 1 , 42.

Plutarque, qui était un esprit solide , condamne la pensée fameuse d’un historien sur l'incendie du temple d'Ephèsc : Qu'il ne fallait pas s'étonner que ce temple magnifique consacré à Diane eût été brûlé la nuit même qu’ Alexandre vint au monde-, parce que la déesse, ayant voulu assister aux couches d'OIympias , fut si occupée quelle ne put éteindre le feu. Il est surprenant que Cicéron Irouve cette pensée jolie 1 , lui qui pense et juge toujours sainement. Mais il est encore plus surprenant que Plutarque, ce censeur si auslèrc. ait oublié sa sévérité en ajoutant que la réflexion de l’historien est si froide, qu'elle suffisait pour éteindre l'incendie. Pag. 49 50.

Qu nlilicn se moque avec raison de quelques orateurs qui disaient, comme quelque chose de beau, que les grands fleuves étaient navigables à leur source , cl que les bons ar b re< portaient du fruit en naissant. (Ces comparaisons peuvent éblouir d'abord J, et elles étaient fort vantées du temps de Quintilien: mais quand ou les examine de près , on en reconnaît le faux.) Page 72.

IL Pour penser bien, il ne suffit pas que les pensées n'aient rien de faux. Les pensée», A force d’êlre vraies, sont quelquefois triviales; et pour ce sujet Cicéron louant celles de Crassus, après avoir dit qu'elles sont si saines

1 «Concinnè, ut mutla, Timæus; qui quum in bfstoriA <r dixisset, quâ nortc natus Alexander esset. eAdem Diane « Ephcsiæ tcmplum ddlagravlsse : adjunxli, minimé id a esse miruiduin. quôd Diana, quum in parlu ülyrna piadi* adosse voluisset, abfuissct domo. » (De Nat. Deor. I 2,|, 69.)

* « Quorum utrumque In iis est, qu® me juvene ubi- « que canlari sololi, ml : Magnorum fluminum navia gabiles fontes sunt; et, Generosioris arborts statim a planta cum fructu est. » (Qcintil. Iib. 8, cap. 4 )

et si vraies, ajoute qu’elles sont si nouvelles el si peu communes : Senlenlia Crassi lam integra, lam verre', tam nova. C’cst-A-rfirc que, outre la vérité qui contente toujours l'esprit. il faut quelque chose qui le frappe et qui le surprenne... La vérité e>t a la pensée ce que les fondements sont aux édifices ; elle la soutient et la rend solide. Mais un bâtiment qui ne serait que solide n'aurait pas de quoi plaire à ceux qui se connaissent en arrhlterlerlure : outre la solidité on veut de la grandeur, de l'agrément, el même de ta délicatesse , dans les maisons bien bâties ; et c'est aussi ce que je voudrais dans les pensées dont nous parlons. La vérité, qui platt tant ailleurs sans nul ornement . en demande ici ; cl cet ornement n’est quelquefois qu'un tour nouveau qu'on donne aux choses. I,es exemples vous feront comprendre ce que je veux dire.

La mort n'épargne personne . Voila une pensée fort vraie ; mais c'est une pensée bien simple et bien commune. Pour In relever et la rendre nouvelle en quelque façon , il n'y a qu'à la tourner de la manière qu'Horace et Malherbe l'ont fait. Le premier la tourne ainsi, comme vous savex

milita Mon a-ijuo put. ni pelle Pauperum uberMi.

Regumquc tunes.

Carm. llt>. 1, od. 4.

o La mort renverse également les palais des « rois et les rabanes des pauvres. » Le second prend un autre tour :

Le pauvre, en mm cabane où le cbaume le couvre,

Ext aujcl a les loti ;

El te garde qui veille aux barrières du Louvre M'en défend pas nos rois.

Le tour du poète latin est figuré et plus vif; celui du poète français est plus naturel el plus fin : il y a de la noblesse duns l'un et dans l’autre. Pages 75, 78 , 79.

1. (Ce qui relève surtout un discours) , ce sont * les pensées qui ont de l’élévation , el

> Pe Oral. I. 2. n. 188.

* u N on ad pcriuasioncm, sed ad stuporem rapiunl <t grandi» > (Loau. de Sublimi, sed 1.)

qui ne présentent à l'esprit que de grandes choses. La sublimité , la grandeur dans une pensée est justement ce qui emporte et ce qui ravit, pourvu que ln pensée convienne au sujet : car c'est une règle générale , qu'il faut penser selon la matière qu'on traite ; cl rien n'est moins raisonnable que d'avoir des pensées sublimes dans un petit sujet qui n'en demande que de médiocres '. Il vaudrait presque mieux n’en avoir que de médiocres dans un grand sujet qui en demanderait de sublimes. Page 80.

Ions n'avez reçu • rien de plus grand de la fortune que le pouvoir de conserver la vie à une infinité de personnes , ni rien de meilleur de la nature que la volonté de le faire. C'est A César que parle ainsi l'orateur romain ; et voici comme un historien pnrle de ce dernier ; Il n'a dû son élévation qu'à lui-même *, et son grand génie a empêché que les nations vaincues n'eussent par l'esprit autant d'avantage sur les Romains que les Romains en avaient sur elles par la valeur. Mais le vieux Sénèque dit quelque chose de plus magnifique eu disant que Cicéron * est le seul esprit qu'ait eu le peuple romain égal à son empire. Pages 83 et Si.

Cicéron parle bien noblement de César* en disant qu'il n'était pas nécessaire d'opposer les Alpes aux Gaulois, ni le Rhin aux Allemands : que, quand les montagnes les plus hautes seraient aplanies . quand les fleuves les plus profonds seraient à sec, l'Italie ■l’aurait rien à craindre ; et que les belles actions , les victoires de César, la défendraient beaucoup mieux que les remparts dont la nature l'a fortifiée elle-même. Page 87.

> a A sermon® tenu! sublime discordât, fltque corrup- « lum. qui» In piano lumel. » (Qfiîct. Iib. 8. cap. 3.)

* « Nihil habit nec fortuna tua roajus quàm ut possfs, « nec nalura tua melius quam ut veli* conscrvarc quàm a plurimos. # (Cic. In Orat pro Lig. n. 38.)

> n Omn a incrcmenta sua »ibi dcbuil : vir ingenlo « maiimus, qui cITecit ne. quorum arma viceramus, eo- « rum ingenio vlnceretnur. » (Vbll. Paîbrc. lib. *2.)

» « lllud Ingcnium quod solum populu* romanus par « imperio suo habuit » (Sets. Controv. Ilb. 1.)

» « Perfecit llle, ut, si montes residissenl. amnes, eia- « rubsent, non nalura præsidio, sed vlctoriè suâ re- « busqué gestis ltaliam munUara babc rcuius. » (.Cic. Contra Pii. n. 82.)

<*fg» usa <9»*>

Pompée ayant défait Tigrane, roi d'Arménie, ne le souffrit pas longtemps À «es pieds, et lui remit sa couronne sur la télé. Il le rétablit' en sa première fortune , dit uu historien , jugeant gu'il était aussi beau de faire des rais que d’en vaincre. Page 88.

L'ornison funèbre de la reine d’Angleterre, Henriette de France, et celle de la duchesse d’Orléans , Henriette Anne d’Angleterre (par M. Bnssuel) . sont pleines de ces pensées qu’Hermogène nomme majestueuses.

« Son grand coeur a surpassé sa naissance : « tout autre place qu’un trône eût été indicé gne d’elle. »

« Douce, familière, agréable , autant que « ferme et vigoureuse . elle savait persuader « et convaincre aussi bien que commander, « et faire valoir la raison non moins que « l’autorité. »

« Malgré les mauvais succès de ses armes « infortunées ( c’est de Charles I, roi d’An- « gleterre, dont parle l’auteur), si on a pu le o vaincre, ou n’a pu le forcer; et comme il « n’a jamais refusé ce qui était raisonnable « étant vainqueur, il a toujours rejeté ce o qui était faible et injuste étant captif. » Page 105.

Ces sortes de pensées portent la conviction avec elles, entraînent comme par force notre jugement, remuent nos passions, et nous laissent l'aiguillon dans l’âme.

- ' °'lè donc une première espèce de pensées qui ne gagnent pas seulement la créance comme vraies, mais qui attirent l’admiration comme nouvelles et extraordinaires. Celles de la seconde espèce sont les agréables, qui surprennent et qui frappent quelquefois autant que les nobles et les sublimes, mais qui font par l’agrément ce que font les autres par la noblesse et par la sublimité.... Les pensées sublimes sont aussi agréables , mais ce n’est pas l’agrément qui en fait le caractère. Elles plaisent, parce qu’elles ont du grand qui charme toujours l’esprit ; au lieu que cellesci ne plaisent que parce qu’elles soûl agréables. Ce qu’il y a de charmant en clics est,

> « In prisllnum fortana hvhlluro restitua, «-que pul- « chrum mm jutticani, et rlnccre regel, et f«ere » (Val. Mai. lib. 5, cap. 1 .)

comme en certaines peintures, quelque chose de doux , de tendre, et de gracieux. C’est en partie ce molle atque facelum qu 'Horace donne à Virgile', et qui ne consiste pas dans ce que nous appelons plaisant, mais dans je ne sais quelle grâce qu on ne saurait définir en général , et dont il y a plus d’une sorte. Pages 131 et 132.

Les comparaisons tirées des sujets Oeuris et délicieux font des pensées agréables , de même que celles qu’on lire des grands sujets font des pensées nobles. « Il me paraît , dit « Costar, que c’est un grand avantage d’être o porté au bien sans nulle peine; et il me « semble que c’est un ruisseau tranquille qui, « suivant sa pente naturelle, coule sans ob- « stade entre deux rives fleuries. Je trouve, « nu contraire, que ces gens vertueux par a raison , qui font quelquefois de plus belles « choses que les autres, sont de ces jets « d’eau où l'art fait violence à la nature, et « qui, après avoir jailli jusqu'au ciel, s’aro rêlent bien souvent par le moindre obsla- « cle. i C’est encore penser joliment que de dire avez Balzac d’une petite rivière : a Cette « belle eau aime tellement ce pays , qu’elle « se divise en mille branches, et fait une iu- « Unité d’tlcs et de tours afin de s’y amuser o davantage. » Pages 137, 138.

Les fictions ingénieuses ne font point un moins bel effet en prose qu’en vers. Ce sont pour l’esprit autant de spectacles divertissants, qui ne manquent point de plaire aux personnes éclairées.... Pline le jeune , exhortant par son exemple Corneille Tacite à étudier jusque dans la chasse , lui dit * que l’exercice du corps réveille l’esprit ; que les bois , la solitude, le silence même qu’on garde en certaines chasses , aident fort bien à penser ; et enfin que , s'il porte toujours avec lui des tablettes, il éprouvera que Minerve n’habite pas moins les forêts et les collines que Diane. Voilà une petite Action en deux mots. Pline

1 Sat. 10. lib. 1.

1 a Mirum est ut animus agitatione motuque rorpo- « ris exciietur. Jam unriique syl>x, et solitudo, ipsum- « que illud silentium quo<l venallonl «lalur, magna cngl- « totiouis incitamenta lunt... Eiperieris non Dianam « magis In montibus quàm Mlnervam inerrare » (Lib. 1, Epist. 6.)

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avait dit d'abord 1 qu'à une chasse où l’on prit trois sangliers dans les toiles, il était assis près des toiles mêmes, les tablettes à la main, rêvant et marquant ce qui lui venait de bon en l'esprit , afin que , s'il s'en retournait les mains vides, il rapportât au moins ses tablettes pleines. Cela est pensé joliment; mais il y a encore plus d'agrément en ce qu'il imagine que Minerve est comme Diane hô lesse des bois , qu'on la trouve dans les vallons et sur les montagnes. Pages 139. HO.

L'agrément naît d’ordinaire de l’opposition, surtout dans les pensées doubles qui ont deux sens et comme deux faces : car cette ligure , qui semble nier ce qu'elle établit, et qui se contredit en apparence, est très-élégante. Sophocleditque lesprésentsdes ennemis ne sont pas des présents , et qu’une mère inhumaine n'est pas mère ; Sénèque *, qu'une grande fortune est une grande servitude ; Tacite3, qu'on fait quelquefois toutes sortes de bassesses et d'actions serviles pour régner : Horace* parle d’une folle sagesse, d’une paresse empressée , et d'une concorde discordante. Quelqu’un a dit que les rois sont esclaves sur le trône; que le corps et l'àme sont deux ennemis qui ne se peuvent quitter, et deux amis qui ne se peuvent souffrir. Selon Voilure , le secret pour avoir de la santé et de la gaité , est que le corps soit agité , et que l’esprit se repose. Le même dit , en parlant d’une personne de qualité qui avait de l’esprit inlinimenl, et avec laquelle il était en commerce : Je ne me trouve jamais si glorieux que quand je reçois de scs lettres, ni si humble que lorsque j'y veux répondre. Page lit».

Cependant il nu faut pas croire qu'une seule

* a Ad relia sedebnm : eranl in proxlmo non venabu- * lum aut lance. i. «e«l ulylus cl puglllare*. Medllubar ali- « quid. enotabanique, u(, si manu» vacuas, plenas tamen « ceras reportarem. » Ibid).

1 « Magna servitus est magna forluna. (D« Con*ol. ad Polyb.)

* « Omni* »enriliier pro dominaiione. Jfist. lib 1.)

4 Insanientis dum sapientlv

Consullus erro

Strenua nos exercel inertla ....

Rcrum concordia discorf.

pensée ne puisse être agréable que par des endroits brillants et qui aient du jeu : la seule naïveté en fait quelquefois tout l'agrément. Elle consiste cette naïveté dans je ne sais quel air simple et ingénu , mais spirituel et raisonnable, tel qu'est celui d'un villageois de bon sens, ou d'un enfant qui a de l'esprit. Page 150.

3. Il y a une troisième espèce de pensées, qui avec de l'agrément ont de la délicatesse, ou plutôt dont tout l'agrément . toute la beauté , tout le prix, vient de ce qu'elles sont délicates.... On peut dire qu’une pensée délicate est la plus fine production et comme la (leur de l’esprit.... Il faut , à mou avis, raisonner de la délicatesse des pensées qui entrent dans les ouvrages d'esprit , par rapport à celles des ouvrages naturels. Les plus 1 délicats sont ceux où la nature prend plaisir à travailler en petit, et dont la matière, presque imperceptible , fait qu'on doute si elle a dessein de montrer ou de cacher son adresse : tel est un insecte parfaitement bien formé , et d'autant plus digne d'admiration, qu'il tombe moins sous ta vue , selon l'auteur do l'Histoire naturelle. Pages 158 et ifiO.

Disons, par analogie, qu'une pensée où il y a de la délicatesse a cela de propre, qu'elle est renfermée en peu de paroles, et que le sens qu’elle contient n'est pas si visible ni si marqué. Il semble d'abord qu'elle le cache en partie , afin qu'on le cherche et qu'on le devine a ; ou du moins elle le laisse seulement entrevoir, pour nous donner le plaisir de le découvrir tout à fait quand nous avons de l’esprit : .car, comme il faut avoir de bons yeux, et employer même ceux de l'art, je veux dire les lunettes et les microscopes, pour bien voir les chefs-d’œuvre de la nalurc, il n'appartient qu'aux personnes intelligentes et éclairées de pénétrer tout le sens d'une pensée délicate. Ce petit mystère est comme IMnio de la délicatesse des pensées ; en sorte que

r . K mi ni nalurn nusqunra magi», quam la minlmis, . lai... Pus. lib. <1, cap. *.)

. In arrlum coacta rerum pâtura nujestas. multls . nulla sul parle mlrablllor. » (Id.in, I. 37, Proatm.)

1 « Auditorlbus grau suul haie, que quum inlellrie- « rint, actimlne suo deleclantur, et gauiienl, non quasi « audit eriul, sed quasi lavenerint. . (Qcist. lib. 8, c. 2.)

celles qui n'ont rien de mystérieux ni dans le fond, ni dans le tour, et qui se montrent tout entières à la première vue , ne sont pas délicates proprement, quelque spirituelles qu’elles soient d'ailleurs. [)'oü I on peut conclure que la délicatesse ajoute je ne sais quoi au sublime et à l'agréable. Des exemptes rendront la chose plus claire. Pages ICO ICI.

Pline le panégyriste dit à son prince, qui avait refusé longtemps le titre de père de la patrie et qui ne voulut le recevo r que quand il crut l’avoir mérité : Vous êtes le seul ' à quoi il est arrivé d'être père de la patrie avant que de le devenir. Page 162.

Le lleute qui rendait l’Égypte fertile par ses inondations réglées , ne s’étant point débordé une fois, Trajan envoya des blés en abondance au secours des peuples qui n’avaienl pas de quoi vivre. Le Kit*, dit Pline, n'a jamais coulé plus abondamment pour la gloire des Romains. Paye 163.

Le même auleur dit sur l'cnlrêede Trajan dans Home : Les uns publiaient i, après vous avoir vu , qu ils avaient assez vécu : les autres, qu’ils devaient encore vivre. Page 1C5.

Il y a beaucoup de délicatesse dans la réflexion de Virgile sur l’imprudence ou la faiblesse d’Orphée, qui, eu ramenant sa femme des enfers , la regarda , et la perdit au même moment : Folie pardonnable', à la vérité, sites dieux des enfers savaient pardonner I Page 178.

Il n’y en a pas moins dans la louange que Cicéron donne à César : Vous avez coutume ' de n'oublier rien que les injures. Page 20'J.

Outre la délicatesse des pensées qui sont purement ingénieuses, il y en a une qui vient des sentiments, et où l'affection a plus de part que l’intelligence. Je ne vous verrai plus

* aSoli omnium contigit libi, ut piller patriæ esses an- « lequam Acres. »

* «Nilus Ægyplo quldem »®pé, sed glori* nostr® nanti quant largior fluiit. »

* ■ Alii se salis vixUse te viso, le reccplo; alii nunc « magls esse vivendum predicabant. »

* Quum subite iocaulum dcuicnllqccpil ainanlem, Ignoscenda quidem, «cirent si ignoscere mânes!

(Via®. Georg. iv. 488.)

*« OblivUci nihii soles nisi iDjurias. » ( Orat . pro Lig.

(a. te.

jamais 1 . dit un poète au sujet de ta mort d'un frère qu’il aimait passionnément , je ne vous verrai plus jamais, mon cher frère , vous qui in étiez plus cher que la vie ; mais je vous aimerai toujours . Un autre parle ainsi d’une personne qui lui était extrêmement chère : Dans les lieux ‘ les plus solitaires et les plus déserts , vous êtes pour moi une grande compagnie, Mais rien n’est plus délicat que les plaintes d’une tourterelle qu’on fait p irltT dans un petit dialogue en vers. Le dialogue est entre un passant et la tourterelle.

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