‹ Œuvres complètes de Rollin avec notes et éclaircissements sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce des anciensChapitre 116 sur 298 · Entretien de Démarale avec Xercis · texte numérisé non relu

Entretien de Démarale avec Xercis

f. Quum bcllum Græciæ indicerel Xerxes , animum lumenlcm, oblilumque quant cadu-

« eligere modù cune ail : quod utin in Ipse teciuet ! k Dlgna euim fuit ilia nature, qua: meliora vellet, quat a quod voluii cfleclt. itjunit. lib. 10, rap. 1.)

1 u Plcrique miniiiiis cliam Invcnllunculia gaudeni, « quat eitusstt ri.urn ici lient, Invente faeie Ingenii bleuit diuntur. a (ld. ilb H, cap. 5.)

5 Senec. de Benef lib. 6, cap. 31

1. «Han» le temps que Xitcc, . enile d'orgueil et aveugle par une vaine confiance en ses foices, rongeait a porter la guerre coolie la Grèce, tour le» coût titan» qui l'environnalcut travail.èrtut à l’envi à le pousser par des flatterie» outrées, dau» je prècipice où von ambition l'entraînait. L'un disait que la nouvelle ieute de la guerre jetterait le trouble parmi le» Grec», et qu'au premier bruit de sa marche il» prcndiaieul la fuite : un autre, qu'avec une armée al nombreuse il était sdr, non-seulement de vaincre la Grèce, mais de l'accabler; el que tout ce qu'il avait à craindre «Hait de iruuver a sou arrivée les villes désertes el les campagues réduites en sou-

cis conflderet , nemo non impulil . Alius niebat lion laturos mincium belli , et ad primant advenlûs famam lerga versuros. Alius , nihil esse dubii quin illA mole non vinci solùm Græcia , sed obrui posset ; magis verendum ne vacuas desertasque urbes invenirenl , et profugis hostibus vaslai solitudines relinquerenlur, non habituris ubi tantas vires exercere possent. Alius illi vii rerum, naturam sufficere : angusla esse t lassibus maria, milili castra, explicandis equestribus copiis campestria : vix paiera cœlum salis ad emittenda omni malin tela.

2. Quum in hune modum mulla undique jactarentur , qnæ homineni nimiA æstimatione sut furenlem concitarent, Deniaratus Laccdæmonius solus dixil , ipsam ilia m qui sibi placerai roultiludinem, indigestam et gravent , meluendam esse ducenli ; non enim vires, sed pondus habere : immodica nunquam régi posse ; nec diù durare, quidquid régi non polesl.

3. « In primo, inquit, salim monte Lacones objecli tlabunl tibi sut experimenlum. Tôt ista gentium millia trecenti morabuntur: hærebunt in vestigio fivi, et commi-sas sibi

ludes par la relraile précipitée des habitants, et de n'avoir plus de quoi employer de si grandes forces. D'un autre côté, on lui faisait entendre qu’a peiuc la nature entière lui suflirail-elle ; que les mers étaient trop étroites pour contenir ses flottes; que nul camp ne pourrait renfermer ses troupes de pied ; qu’il n’y avait point de plaine assez étendue pour sa ravalerie. et qu’a peine l’air sufllrali-il pour les traits qu’on aurait à lancer. »

2. « Pumi tous ces discours, si capables de faire toor> ner la tête a un prince déjà enivré de l’idée de sa grandeur, Démarale, Lacédémonien, fut le seul qui osât représenter au roi que ce qui faisait le sujet de sa confiance était ce qui devait lui inspirer le plus de crainte : que re vaste corps d’armée, celle ruasse énorme el monstrueuse n avait que de la pesanteur el non de la force; qu’il n’est pas possible de gouverner ce qui n’a ni borne ni mesure, et que ce qui ne peut être gouverné ne peut subsister longtemps, n

3. « Une poignée de gens que vous rencontrerez d’ibord a une première montagne, vous fera connaître ce que sont les citoyens de Sparte. Trois cents Spartiates arrêteront ces millions <1 bouimes que vous traînez avee vous. Inébranlables dans le poste qu on leur aura confié, ils le défendront jusqu'au dernier soupir, et feront une barrière el un rempart de leurs corps. Toute» les forces de l'Asie ne leur feront pas faire un pas en anlère Seuls Us soutiendront le choc formidable de presque lout l'univers réuni contre eux. Après avoir forcé la nature à

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nngustias tuebunlur, el corporibus obstruent. Tôle illos Asia non movebit loco. Taillas minas belli , et penè tolius humant generis ruinam , paudssimi sustinebunt. Qunm te mutai is iegibos suis natura Iransmiscrit , in semiU liærebis , et æstimabis futurs damna . qtium pulaveris quanti Thermopylartim attgusta conslilerint. Scies te fugari posse, quuni scieris posse rctineri.

t. e Codent quidem libi pluribus lotis , velut torrenlis modo abiati , cujus cum magno terrore prima vis defluit : deindè hinc atque iilinc coorientur, et tais te viribus premcnt.

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