Accideranl quæ Demaratus prædixerat
Divina atque humana impellentem , et mutautem quidquid obstilerat , trecenti stare jussorunl : stratusque per totam passim Grœciam Xerxes inlellexü, quantum ab exercitu turba distaret.
9. Iiaque Xerxes, pudorc quàm damnn miscrior, Demarato gratins egil , quôd solus
sibi verum dixisset , et permisit pelere
vellet. Petit ilie ut Sardes , maximum Asiæ rivitatem, curru vcclus inlroret, rectum capite üaram gerens : id solis dalum regibus. Dignus fueral præmio antequam peleret. Sed quàm miserabilic gens , in quA nemo fuit qui verum dicerct régi, niai qui non dicebat sibi '
Il faut avouer que ce morceau de Sénèque est fort beau , et que le discours de DémarRte est plein de sens et de réflexions solides ; mais il me semble que le style en est trop uniforme, et que l'antithèse s'y montre trop souvent. Les pensées sont trop serrées et trop entassées. Elles sont toules détachées l'une de l'autre',
bre prodigieux eu en Inconnu même à leur chef. Il n'j • rleu de xi grxud qui ne pulxse périr, pulxque au défaut de tout autre obstacle, aa grandeur même est une cauxc de ruine. «
8. « Toul ce que Démarate avait prédit a Xerxès arriva. Ce prince, qui se piquait de surmonter tous le* otMUcles que le* dieux et le* homme* mettaient à res entreprise*, qui changeait et renversait tout ce qui s’oppoaaii a son j>a*sagc, fut arrêté par IrolicenU homme»; et bientôt Xerxes, voyant le* débris de se* rornndables armée* répandu* dan* toute» les partie* de U Grèce, comprit quelle différence il y avait entre um foule d hommes el une armée, s
9. b Alors ce prince, plu* malheureux encore par la home d'une si folle expédition que par ia perte qu’il y lit, remercia Déruarate de ce que seul U loi avait dit l« vérité, cl lui permit de lui demander telle grêce qu’il voudrait. Celui-ci demanda d'entrer à Sarde*, l'une de* plus graudes ville* d'Asie, monté sur un char, portant ia tiare droite sur la tête, privilège qui n'était accordé qu'aux rois. Il aurait mérité celte récompense, s’il ne l avait pas demandée. Mal» que doit-on penser d'une nation où II ne sc trouva personne pour dire la vérité au roi qu'un homme qui ne se la disait pas a lui-méme? a
i a Undé soluta feré oratio, el é lingulii non membri* c sed frustls col ata a
l'I parcelle raison rendent le si y le trop concis et sautillant. Hue espèce de pointe finit presque clique péfiode Scies le fugari poste , quum scierisposse rtlineri... Ob liuc ipsum le finreia vincet , quia non capil... Multà ante rinceris , quàm viclum esse le senlias. Ola i liaque moins quand ou ne lit qu’un endroit séparé; mais quand tout un ouvrage est surce Ion, il est difficile d’en soutenir sans peine une lecture un peu longue et suivie, an lieu que celle de Cicéron et de Tile-Live ne fatigue jamais. D'ailleurs , un style si coupé et si lirusque peut-il être employé dans tes discours où il s'agit (i’instruine et de tomber les auditeurs? et, parcelle raison, convient-il à l'éloquence du barreau et de la chaire?
On trouve quelquefois dans Cicéron de ces sortes de pensées qui terminent la période d'une manière courte et vive; mais il sait employer avec discrétion et sobriété ces grâces du discours qui en font le set et l'assaisonnement , et qui par cette raison ne doivent pas être prodiguées.
I.evicutus sanê noster Itemosthenes », qui itlo susurre detectari te dicebat aquam ferenlis mulierculœ. «I mes in Gracia est , msusurrantisque alteri: Uie est ille Demosthenes. Quid lioc Ictius ? al quanlus oralor! Scd apud aliosloqui videlicet didiccrat, non inultùm ipsesecum ’. Celte pensee a beaucoup de rapport avec cetie de Sénèque : Quàm iniserabilis gens, in qud nemo fuit qui verum diceret régi, flisï qui non dicebat sibi!