Sennachérib instrument de la colère de Dieu
Isaïe *, en prédisant le départ de Sennachêrib et de scs armées, parle de Dieu d’une manière digne de la grandeur et de la majesté du Tout-Puissant. Il n'a qu’à donner un signal , à lever un étendard ; et tous les princes accourent. Tous les rois de la terre ne sont à son égard que comme des moucherons *. Toute leur puissance n’est devant lui que faiblesse. D’un seul coup de sifflet il les fait marcher. C'était une grande consolation pour ceux qui avaient alors de la foi, de savoir certainement que tous les maux qui leur ar-
i Isnl.c. 20.
• Id. 22, 1, 5-7.
• « Reg. 19, SS. 37.
• liai. 7, 18 ; et 10, 5. 6.
> « Slbilablt Doralnu» mu»ce... et api, quao est la • terra Au ar. a (lut. 7, 18.)
rivaient étaient ordonnés par la divine Providence, qu'ils étaient du côté de Dieu des remèdes , et non de purs supplices ; que les hommes n'étaient que les ministres de sa justice, el qu’ils étaient conduits par sa sagesse, quoiqu'ils ne pensassent qu’4 satisfaire leurs passions.
C'est Dieu même qui nous découvre les pensées extravagantes de Sennachérib', qui , n’étant qu'un simple serviteur, croit être le maître, et qui, ne voyant pas la main qui l’emploie , attribue tout à la sienne , et ne craint point de se mettre à la place de Dieu. Un instrument, dit Dieu, a-t-il quelque vertu qui ne vienne pas de l'artisan qui l'emploie? Estce à l'instrument, et non à l’ouvrier, qu'il faut attribuer l’ouvrage? Quelle folie serait comparable à celle qui porterait l'instrument à s’élever contre la main el contre l’intelligence qui l’appliquent à certains usages ? voilà pourtant ce que pensait et ce que faisait le roi d’Assyrie