Lei grands ont recours aux rot* d'Ethiopie et d'Egypte
On voit ici combien il est dangereux du préférer les vues de la prudence humaine à celles de la foi. Dieu avait promis de délivrer Jérusalem , pourvu que ses habitants se tinssent en repos , et missent en lui uniquement leur confiance : voilà le point fixe auquel il fallait se tenir. Mais le secours de Dieu était invisible et paraissait éloigné. Le péril était présent et augmentait tous les jours. La ressource du côté de l’Egypte était prochaine , et semblait assurée. Selon toutes les règles de la politique humaine il fallait mettre tout en usage pour obtenir la protection de deux rois aussi puissants que ceux d’Egypte et d Ethiopie. D’ailleurs, n’ètail-cc pas tenter Dieu que d’attendre un miracle? et, dans l'extrême danger où l’on était, n’y avait-il pas une espèce de folie à demeurer dans l'inaction? L’événement fera voir qui de ces politiques, ou d'Eiéchias, raisonnait le plus juste.
> ls»i, 10, 7, 15.