SIXIÈME CARACTÈRE UES MOHAIRS
Sagesse des lots.
Numa comprit, dés le commencement de son règne, que la justice, qui est la base des
v « A ligue tlte quldem princeps tngenlt et doctriuie a Pinto, lùm denlquè fore boutas respublicas puiavil. si « aul doril et sapirnlos hommes eas rogere coepissenl; a «ut. qui regerent, omne suum studlum in doclrinA ac « sapirntiâ collacàssent. Hanc conjunctionem videlicot « potcslalis et sapienlis saluli censuit civitalibus esse « posso. » (ClC. ad Quint, frat. lib. 1, Epi.it, 1.)
* Lib. 5, de Rep.
empires et de toute société, était encore plus nécessaire à un peuple élevé dans l’exercice des armes, accoutumé à subsister par la violence et à vivre sans discipline et sans police. Pour adoucir la férocité de ces esprits , et pour réduire à l’uniformité tant de caractères différents, il établi! des lois sages, et les rendit aimables par sa modéralion et sa douceur, par l’exemple des plus grandes vertus , par un amour invariable pour l’équitéenvers les étrangers aussi bien qu’à l'égard des citoyens. Par celle conduite, il inspira à ses sujets un si grand respect pour la justice, qu'il changea toute la face de la ville. Et le zèle pourobserver des lois si utiles et si simples, et pour en perpétuer l’esprit, fut si grand, que l’on vit toujours à Rome, jusque sous les derniers empereurs, une tradition suivie de jurisprudence, une espèce d’école de sages législateurs et de célébrés jurisconsultes, qui, formant leurs dérisions sur les plus pures lumières de la raison et sur les plus sûres maximes de l’équité naturelle. composèrent ce corps de droit et de jurisprudence qui est devenu l’admiration de tout l’univers, et que toutes les nations policées ont adopté, ou du moins imité, en y puisant les lois les plus salutaires.