‹ Œuvres complètes de Rollin avec notes et éclaircissements sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce des anciensChapitre 248 sur 298 · C. Hou pr · texte numérisé non relu

C. Hou pr

Lettre de M. Bol lin à M. Des for (jet- Maillard, qui lui

avait envoyé' quelques observations sur l'Histoire

Ancienne.

A Pari», ce >3 janvier 174t.

Vous lisez mes ouvrages, monsieur, d'un œil trop favorable; et je ne saurais pourtant vous en savoir mauvais gré, car Je sais bien que j’ai besoin d’indulgence, lions le peu même ou vous trouvez quelque sujet de critique, vous le faites d’une manière si délicate cl si réservée, que je croirais proque que vous avez eu en vue un endroit de Quintilien, où il recommande à ceux qui ont quelque réprébensiou à faire, d employer tous les ménagements possibles, pour ne point blesser l’amour-propre. Jucundus tune débet esse prœccptor, ut qua alioqui naturà sunt aspera. molli manu leniantur. Je tâcherai, monsieur, de profiter des remarques que vous avez la bonté de m'envoyer.

Je serai attentif à ne point trop allonger les phrases; ee qui fait languir le style, et est un defaut dans l'higl toire, comme dans les autres ouvrages. J’en dis autant des réflexions, à moins que la matière même u'invile à s’y arrêter un peu plus.

Le même homme désigné par deux noms, ou le meme nom terminé de deux munlères différentes, sont deux défauts de mémoire.

Le silence que j’ai gardé sur le poète Manile1 vient de la meme cause et du peu d’usage que j’ai fait de cet auteur. Votre lettre me fournira, par les passages qu elle m’indique, de quoi remplir avantageusement ce vide.

J’ai appris, monsieur, la maladie dangereuse de M. Rousseau, mais je ne sais que par des bruits vagues la nouvelle de sa mort, te qui m'en fait douter, c'est que la gazette de Hollande n’en a fait aucune mention. Je souh site que vos vers qui sont autant le fruit de vo-i tre amitié que de votre génie se trouvent inutiles1. Ce

‘ M. Dca forge»- Maillard reproduit à M. Rollin de n avoir ponup.rté de Maniliua dan. le lorne XII de Hi.toire Àn-

* H • agit ici d une épitaphe en vvra latin# aor Rowtai, que M. DeaL-rgca-Maillard annonçait dans «a lettre à M. Rollin.

i sera une grande perte que l'on fera. Outre qu’il était i un poêle excellent, il avait beaucoup de probité; et c'est dequoi le public n'est pas assez persuadé. Jesaii.de personnes biendignes de foi et de respect, qui l'ont connu de près à Bruxelles, que pendant le long séjour qu’il y a fait, on n'a Jamais eu de reproches à lui faire. Pendant sa dernière maladie, près de recevoir le viatique, et d'aller paraître devant un juge à qui l’on ne peut rien cacher, il professa publiquement qu'il n’était point l'auteur des couplets qui l'ont Tait condamner à sortirde sa patrie. Dans une telle conjoncture, on ue cherche pointa en imposer aux hommes. Il m'a répété plusieurs fois la même chose dans le voyage qu’il à fait à Paris, et il ne reste aucun doute sur cet article. Mais il y a d’autres vers qu’on lui attribue, et qui sont contraires i la pureté des mœurs et de la religion ; je serais bien fâché qu'il en portât la tache devant un tribunal où le bel esprit est compté pour rien, et qui doit être bien sévère, puisqu’on y rendra compte même des paroles inutiles. J'aime mes amis de tout le cœur, et je ne compte d’amitié que celle qui sera éternelle. J’espère que la nôtre sera de ce goût ; car il me semblcquevoos voulez bien me mettre au nombre de vos amis. Je croii mériter en quelque sorte ce titre par le sincère et respectueux attachement avec lequel j’ai l'honneur d'étre, Monsieur,

Votre, etc.

Aote. La lettre de M. Desforgea-MailUrd, qei a donot lin i celte repousr de M. Rollin, eil datée du Croific, le 5 jia- *ier «741, et aetroure page a$6 do tome aecoud de» irovreadt premier, édition d’Amaierdaa, 1759. Noua ne l'avoa» potal inséré* ici à ca MM de aon étendue. Il parait que M. Rolliat, qui eonnaiaaail peut-être M. Deaforgea-MailUrd par une lu.ledc* rorreapondance avec Rouaaean, avait demandé lai-mfma Irt « baervationi critique» que le premier lui envoyait : du arioioi lit ra qui auit «Ira le commencement de U lettre 1 laquelle M. Rollin répond. «* Je me ania trouvé Irèa-bouorê, monooir,

• en recevant une de voa let’rea. C'est m'evtimer beaucoup »»

* delà de ma valeur que de me cvoire capable de voua donner « dca avia aur voa ouvrage»... Souvenca-voue bien quec’eat « voua qui le voulu, tU prv ration t voluntas. a

Le nom de M. Rollin a depuie été chanté par M. Dnfoqn* Maillard dana une ode qu'il a conaacrce k la mémoire de tro*e grauda homme» : du prcaident Bouhier, de Rouaieau, el Je M. Rollin. On la trouvera à la fin du volume avec quclqaei »•* trr» pièce» qui concernent M. Rollin.

Hier. Dargouges de Banes, prætori urbano, Carolut Bollin. S. P. D.

Legimus périmas olim fuisse Elise mortui litteras ad regem Israël. Tu quoque, pretor illustrissime, censelo has ad te manu meà scriptas esse à viro quem, dura riveret, ma xi 1110 semper in prciio habuisti, M. Petro Viel, Universitatis scriba : quibus enixè te oral, ut quam 1*0teris indulgontisMtnc agas cum filio sororis suc «putl tribunal tuuin domesiicam litem pcrsequenle ; quetn assiduus quotidiens scbolc labor non sinit ad le frequcntiùs vciililare. Hoc si Uli concédés, ut conlido fore, mihi quoque ipsi gratissimum fcceris. Yale, et dos semper ama.

Wuitriu. urbii prœfecto nier. Dargouges de Ranes, Carolus Rail in S. P. D.

Conlendit Creverius nostcr, vir illustrissime , se in C8usâ quàdam, quam tibi cgrrgiè coramendatam cupit, prssidio apud te meo indigere. Id autem ego vehementerpernego; et sikta ccnseam, tuo in liltrras homlnesque lilteralos studio fier! injuriai» puleru. Tu , quxso,

lltem nostram, quâ soles xquitatc, dijudica; meque sember ama. ut amaris à me, Vale.

Perhonotï et peringcnui adolescente rausam. de quâ hle agllur, tibi, prætor illustrissime, idninqtic defensor aeerriinc pupillorum, iterumatque iteruin veherneuter commendo, tutus anirno et studio tuus.

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