‹ Œuvres complètes de Rollin avec notes et éclaircissements sur les sciences, les arts, l'industrie et le commerce des anciensChapitre 67 sur 298 · Pesanteur. Elle demande des spondées · texte numérisé non relu

Pesanteur. Elle demande des spondées

1111 Inler sesc magna vi brachia lollunl lu numerum, versanlque lenaci forcipe ferrum t*.

* Ecl. 2, 50‘. - • Geor. 3, 487. - 3 Æn. 12, 68. -

* Ecl. 6. 53. - 5 Æn. 6, 638. — « Ibid. 11, 68 - 7 Geor. 1, 143. — 5 Ibid. 3, 172. — • Ibid. 531. — 10 Ibid. 4. 70. — « Æn. 1. 108. — « Ibid. 6. 557 — Ibid. 8, 689. —

Geor. 3, 193 - *» Æn. 5, 139.— *« Ibid. 216.- »7 Ibid. 8, 595. — u Geor. 4, 174.

6. Cadences, où les mots placés à la On ont une force ou une grâce particulière.

Les mots ainsi placés produisent cet effet , parce qu'ils achèvent de donner au tableau le dernier coup de pinceau , ou parce qu’ils ajoutent même un nouveau trait à une pensée qu'on croirait déjà parfaite, qu’ils servent à la mieux caractériser, et à rendre l’esprit de l’auditeur attentif 6 ce qu’elle a de plus important et de plus intéressant.

Vox quoque per lucos vulgo examina silentes Ingens *.

Ui summo in fluclu pendent s.

Quarto terra die primùm se atlollcrc tandem Visa, aperire procul montes *.

Vldi egomei duo de numéro quum corpora noslro Frensa inauu magnA, etc. 5

Jacuilque per anlrum

Immenioa e.

Corripit cxtemplè Æneas, avidusque refringil Cunclanlem 7.

Nunc omnes terreul auras, sonna excitât omnis Suspensum 8.

Panique humeris de more habilem suspenderat arcum Venalrix9.

Et mediis properas aquilonibus ire pcraltum Crudelis *®.

Sed tùm forte cavA dùm personat cquora concbA Demens, et cantu vocal In certamina divos h.

8 U. Du style poétique.

La poésie a un langage qui lui est particulier, et qui est très-différent de celui' de la prose. Comme les poêles dans leurs ouvrages se proposent principalement de plaire, de toucher, d’élever l'âme, de lui inspirer de grands sentiments, et de remuer les passions, on leur permet des expressions plus hardies, des manières de parler plus éloignées de l’usage commun, des répétitions plus fréquentes, des épithètes plus libres, des descriptions plus ornées ét plus étêndues. Ce sont là comme les couleurs dont la poésie, qui est

« Geor. 1. 494. - • Ibid. 1, 476. — »Æn. 1. 110. — 5 Ibid 3. 205.- 5 Ibid. 623.- » Ibid. 631.— 7 Ibid. 6. 210. — » Ibid. 2, 728. — • Ibid. 1, 322. — Ibid. 4, 310.— “ Ibid. 6, 171.

une peinture partante, se sert pour peindre au vit et au naturel les images des choses dont elle parle. C'est ce qu’il faut bien faire observer aux jeunes gens dans la lecture des poètes. J'en apporterai quelques exemples qui pourront leur servir à démêler d'euxmêmes et à sentir les beautés de la poésie.

Ne croit on pas voir ces rochers suspendus s'avancer en l'air, et former une voûte naturelle?

Cl prunus pendons In verbera telo Admontiil bijugos *.

Nec lie immisui* aurlg» undantla Iora Coocussére jugis, pronique in verbera pendent *.

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