Descriptions courtes
Virgile peint merveilleusement en peu de vers la tristesse d’un laboureur qui venait de perdre par la peste l’un de ses boeufs.
Il tristis arator ,
Mœrentem abjungens fraternà morte juyencum,
Atque opéré in medio deûxa rclknqull ara ira «.
On croit voir dans les vers suivants ces pauvres malheureux qui demandaient avec instance è passer l’Achéron.
' Æn. 1,712 — * Ibid. 2, MO.— > Ibid. 500.— * Ibid. 5, 137. — • Ibid. 6. 222. — * Ibid. 897. - ’ Ibid. 7, «90. - • Ibid. 8. 608. — • Ibid. 728. — » Ibid. Il, 578.
» Geor. 3, 517.
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Slabant orantei primi transmiüer cursum ,
Tendebantque nvanua ripe uîtertoris amore x.
Enée, dans les enfers, avait lâché par un discours humble et touchant d'apaiser Didon. Cette princesse , après avoir lancé contre lui des regards pleins de dépit et de fureur, détourna le visage , tint ses yeux Giemcnt attachés à terre, et enfin le quitta brusquement sans lui avoir répondu un seul mot. Tout cela est décrit en très- peu de mots. Mais le silence que le poète fait ici garder à Didon efface toutes les autres beautés.
Talibus Æneas ardentem et torva tuenlem
Leni bal diette animum, lacrymasquc débat.
Ilia solo fUos oculos a versa tenebat....
Tandem proripuit sese. atque iniraica refugit
In nemos umbriferum *.