II. XI
• Ma. 7, 808.
• II. XIII, 87, etc.
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11 suffit d’avoir des oreilles pour sentir la rapidité du char de Neptune dans le son même du premier et des deui derniers vers qui ne sont composés que de dactyles , à la réserve du spondée par où chaque vers finit nécessairement. M. Despréaux a traduit cet endroit dans sa version de Longin.
Il ollelle foo cher. et. montant fièrement.
Lut fait fendre les flou de l'humide élément.
I>é> qu'on le volt marcher lur ce» liquide» plaine», D'alie on enlend sauter le» pesantes baleine».
L’eau frémit sou» le dieu qui lui donne la loi.
Et semble avec plaisir reconnaître son rai.
Cependant le char vole, etc.
Ces vers certainement sont admirables :
cependant il faut avouer qu’ils sont beaucoup au-dessous du grec pour le nombre et l'harmonie, dont noire langue n’est pas aussi susceptible que la grecque et la latine, perce qu’elle n’a point, comme ces deux langues, la distinction des brèves et des longues, qui forment des pieds et varient agréablement la cadence. Malgré ce défaut de la langue , le poete français a bien su dans ce vers,
D’ain on entend router les puante» baleine».
qu'une poésie; tant il sait peindre au naturel cl meltre comme sous les yeux du lecteur les images de lout ce qu'il entreprend de décrire.
1. Il n’est pas étonnant que ce poêle, qui anime les choses même insensibles, nous représente les chevaux d’Achille si affligés de la mort de Patrocle. Il les peint, après ce funeste accident , tristement immobiles , la tête penchée vers la terre , laissant traîner leurs crins sur la poussière et versant des larmes en abondance.
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La description que fait Virgile de la douleur d’un cheval est plus courte , et n’en est pas moins vive.
Poet belle for equiu ptxiUl loilgnlbu» Ætbon Il lacrymans, gultlique bemenel grandibue ora».
Pent-on mienx peindre les larmes d’un cheval que par ces derniers mols?Mellez lacrymis à la place de juffis grandibus, l'itnage disparaît.
2. Le feu de la colère étincelle dans les vers d’Homère aussi bien que dans les yeux d’Agamemnon, dont il décrit l'emportement.
faire sentir l’agilité du saut et la pesanteur du poisson monstrueux : deux choses tout à fait contraires , heureusement exprimées par le son des mots et par la cadence du vers qui s’élève avec légèreté, et s’abaisse pesamment.