‹ Œuvres complètes de saint François de Sales (volume 2)Chapitre 39 sur 106 · MADEMOISELLE · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE

J'ATTENDOIS de voir imprimée l'Oraison funebre prononcée aux superbes funerailles faites en Lorraine, avec tant de magnificence, pour honorer la sepulture de M. vostre pere, esperant que , par ce moyen, je serois facilement escusé de mettre cellecy sous la presse : mais cet espoir ne m'estant... et ne pouvant plus differer d'obeyr à qui a pouvoir de me commander, au moins esperé-je d'estre beaucoup plus aisement scusé, si je laisse sortir ceste Oraison si mal polie, et avec autant de defauts, quand on considerera que c’est par une humble obeyssance. Elle fut favorablement accüeillie lorsque je la prononçay devant plusieurs grands princes et princesses, et en la presence de cette fille aisnée de l’Astrée françoise, je veux dire de ce grand oracle de la France, de ce Parlement de Paris, Cour des pairs, et le premier des Parlemens de France, lequel y assista en corps, comme aussi les autres Chambres et Cours souveraines, à cette fin que Paris, mais toute la France... l'estime qu’elle fait des merites du Prince decedé, et que l’on sceut qu'elle avoüoit l'obligation que toute la chrestienté a à sa memoire. Je sçay bien que ce bon-heur m'arriva par le subjet que je traittois, auquel je ne pouvois contribuer que de l'affection, de laquelle aussi je ne pouvois pas manquer, puisqu'elle est hereditaire, mon pere, mon ayeul et mon bysayeul ayant eu l'honneur d’avoir esté nourris. et presque le reste de leur vie, en la maison des tres-illustres princes de Martigues, les pere, ayeul et bysayeul de madame vostre mere, au service desquels leur fidelité a tousjours rencontré beaucoup de faveur. Comme donc je fis ce discours pour

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