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lumiere du Sainct-Esprit pour bien cognoistre leurs fautes ; puis rassembleront tout ce qu’elles auront treuvé en leurs examens journaliers depuis la derniere confession , penseront un peu s’il n’y a rien de plus, et acheveront le Confiteor, disant : Med culpä, etc. Apres quoy, elles demanderont tres-humblement pardon à Nostre-Seigneur, et la grace de se corriger, dequoy elles feront une bonne resolution, specialement des choses plus importantes qu’elles remarqueront, les detestant, et taschant de donner à leur ame une vraye douleur de leurs fautes, pour petites qu’elles soient; car c'est tousjours trop de mal, d’avoir despleu à la souveraine bonté de Nostre-Seigneur, qui nous fait journellement tant de misericorde.
Apres avoir remarqué leurs fautes presentes, elles y adjousteront quelque chose de ce qu'elles ont fait au monde, qui soit manifestement peché, comme une medisance par hayne, ou un mensonge par vanité, ou pour porter dommaige à autruy, et feront de tous ensemble l’acte de contrition.
Puis iront avec humilité devant le Confesseur, luy feront un enclin fort bas, les mains joinctes, et les yeux en terre, honnorant Dieu et le sacré sacerdoce en la personne du Prestre, le considerant en confession comme un ange de Dieu, qu’il nous envoye pour nous reconcillier avec sa divine bonté.
Qu'’elles disent purement et simplement ce qui les touche, se gardant bien d’accuser la faute d’autruy avec la leur. Qu'elles soient courtes et claires en leurs confessions. Qu'’elles ne soient pas aussi courtes que cela leur fasse oublyer de dire ce qui est necessaire, pour se bien desclarer comme la chose s’est passée, et à la façon la plus intelligible qu’elles pourront. Et n'y aillent point par coustume , ny sur de vains scrupules, ains avec devoüon et attention, comment une action de tres-grande importance et gravité.
Estant à genoux, elles feront le signe de la croix, disant : Benedic, Pater, quia peccavi. Apres avoir receu la benediction, elles diront tout ce qu’elles auront remarqué en leur examen, et adjousteront à la fin de chacune de leurs confessions un peché, comme il a esté dit cy-dessus, en cette sorte : Je m'accuse aussi d’avoir dit, estant au monde, un mensonge par vanité; ou bien : Je m'accuse d’avoir autresfois medit de quelqu'un par hayne; une autre fois : Je m’accuse d’avoir autresfois murmuré des actions d’autruy.
Ayant achevé leur confession, qu’elles escoutent avec humilité et tranquillité ce que le Confesseur leur dira. Mais s’il leur con-
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seille quelque chose contraire aux Regles et coustumes de la mayson, elles le prieront de les excuser, parce qu'elles croyent cela n'estre conforme à ce qui leur est prescrit. Comme aussi leur estant enjoinctes quelques penitences extraordinaires , et hors du train de la Communauté, elles diront : Mon Pere, je supplie tres-humblement vostre Reverence de me changer cette penitence, car je ne pourrois bonnement accomplir.
Si les Confesseurs les inquiettent de quelque chose qui ne soit pas de la confession, elles pourront, si elles veulent, respondre en ce qui les touche seulement; mais si elles ne desirent pas d'en parler avec eux, elles diront : Mon Pere, excusez-moy, s’il vous plaist, je crains de m'embroüiller l'esprit en parlant de cela; je n’en ay, graces à Dieu, aucun scrupule, ny remords de conscience.
Au partir de là, elles ne doivent aucunement parler de ce qui leur a esté dit en confession, sinon que ce fust quelque chose si utile et devote, qu’il semblast à propos de le dire pour linstruction et edification des autres, sans toutesfois faire apparoistre où elles l'ont apprins.
Elles se confesseront deux fois la sepmaine, la veille devant la Communion ordinaire du dimanche et jeudy, à savoir le mercredy et le samedy. Si on anticipe ou retarde le jour de la saincte Communion, on devra de mesme anticiper ou retarder la confession. Aucune ne differera ny advancera sa confession que pour quelque legitime occasion, et avec la licence de la Superieure, et pour lors elles iront tirer leur cordon à la carte.
Elles ne se confesseront point durant l'Office , tant que faire se pourra, sinon celles qui ne sont pas du chœur.
Au son de la cloche pour la confession, elles se rendront toutes si à propos au lieu assigné, qu'il ne faille point les aller chercher. Celle qui sera confessée, ira diligemment appeller celle qui suit les deux ou trois qui vont apres elle, et ainsi consecutivement de l'une à l’autre.
Elles iront par ordre, commençant par les pretendantes, puis les novices et professes domestiques, continuant par les autres novices et professes, et finissant par la Superieure.
Apres la confession, elles feront leur penitence le plus promptement qu'elles pourront, avec une grande contrition, et genereuse resolution de s’amender.