‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 100 sur 185 · DXXX · texte numérisé non relu

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S. François de Sales, à Madaine de GhantaL

Le Sainct luy rend compte du bon estât où estoient ses filles d'Annessy. et l'exhorte à mettre sa confiance en Dieu dans l'entreprlnse de la fondation à laquelle elle travailloit , etc.

i4 may 1615.

0 que mon ame, dés plusieurs jours en ça, est pleine de nouveaux et puissans désirs, de servir le tres-sainct amour de Dieu avec tout le zèle qui me sera^possible 1 La vostre, ma tres-chere Mère, qui n'est qu'une mesme chose, en fera de mesme : car, comme pourroit-elle avoir diverses affections, n'ayant qu'une mesme vie et une mesme ame?

Nos sœurs font, certes, merveille, et incitent mon cœur à beaucoup de recognoissance envers la bonté de Dieu, de laquelle je voy de si clairs efTects en leurs âmes. J'espère que celles delà

(i) C'est le 12 mai 1593 que notre Saint avait pris possession de la prévôté de Genève.

VOUS donnent aussi de pareils sentimens, et que ceste douceur céleste verse ainsi son esprit sur toute ceste petite assemblée de créatures unies pour sa gloire.

Helas ! ma tres-chere Mère, que d'obligations que nous avons à Nostre Seigneur, et combien de confiance nous devons avoir que ce que sa miséricorde a commencé en nous elle le parachèvera , et donnera tel accroissement à ce peu d'huyle de bonne volonté que nous avons, que tous nos vaisseaux s'en rempliront, et plusieurs autres de ceux de nos voysins! Il ne faut que bien fermer la chambre sur nous , c'est-à-dire, retirer de plus en plus nostre cœur en ceste divine bonté.

Je vous donne mille fois le bonsoir, et prie Dieu qu'il soit tousjours au miUeu de tout vostre cœur le bénissant de ses tressainctes et plus désirables faveurs. Je. salue toutes nos sœurs.

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