‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 126 sur 185 · François de Sales, à Madame de Chantai · texte numérisé non relu

François de Sales, à Madame de Chantai

On parle d'ériger un nouveau monastère de la Visitation ; il s'en resjouyt , et en donne advis à Madame de Chantai , à laquelle il donne de très-grandes marques d'affection.

0 fcbvrier 1C17.

Ce billet va dire à ma tres-chere Mère, que je chéris son cœur comme mon ame propre. On commence fort à parler d'une Visitation, et le passage de nostre bon Père prédicateur en a grandement resveillé l'appétit, et nous verrons que ce sera. J'ay commencé aujourd'huy, aussi heureusement que jamais je fis, les prédications (1), hormys que sur le miUeuj'ay pensé estre un peu enroiié. Mon cœur a mille bons désirs de bien servir le divin amour. Que puis-je dire davantage , ma tres-chere Mère, sinon que vous demeuriez tousjours en ce céleste exercice auquel Dieu vous a si souvent et puissamment invitée? Vous aurez Madame du Chatelard, que je chéris fort de quoy elle a si bien conservé son affection : elle aura sans doubte besoin de seing et de support. Je l'escriray à nos sœurs de MouHns , ma tres-chere Mère, n'en doubtez point. Or sus, qu'à jamais le nom du Seigneur soit sanctifié en nostre cher cœur! Amen. Je salue chèrement nos sœurs; et si Madame la comtesse est là, je la salue tres-particulierement , et mes chères filles , qui sont les siennes. Vous sçavez aussi de quelle affection je salue ma fille de La Fiechère; mais ma pauvre chère sœur Marie- Aymée, je n'en dis

(1) Saint François prêchait cette année le Carême à Grenoble, y ayant prêché TA vent précédent.

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rien : c'»:=l ma fille tout aymée. et Mademoiselle de Chantai aaiii est ma chere fille. Je sms. vous le 5çav«iz vous-mesme, certes , loat vostre.

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