‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 134 sur 185 · François de Sales, à Madame Françoise-Angelique · texte numérisé non relu

François de Sales, à Madame Françoise-Angelique

de Sainct'Hermand.

Il marque son inquiettude sur la santé de Madame de Gbantal, alors dangereusement malade.

Grenoble, 4 décembre i617.

Que vous diray-je, ma tres-chere fille? Certes, je me porte bien, mais tousjours en peine de nostre Mère, que je laissay un peu mieux qu'elle n'estoit il y a dix ou douze jours , mais tousjours en danger. Et pensez si y ayant demeuré depuis la veille 'de S. André sans sçavoir en sorte que ce soit de ses nouvelles, je dois estre peyné ! La volonté de Dieu soit à jamais l'unique refuge de la nostre, et son accomplissement nostre consolation.

Je suisicy receu avec joye, et ne nous manque que nostre sœur Barbe-Marie, laquelle sçachant vers vous, je ne vous requiers point. Ma tres-chere fille , je vous salue de tout mon cœur, et suis tres-parfaictement vostre. Nostre père se porte bien ; le frère et la sœur vont à Metz, trop heureux sera ce peuple de les voir. Je salue nos chères sœurs , et ma sœur Marie- Aymée tres-parfaictement, avec ma sœur Jeanne- Françoise, et ma sœur Marie- Catherine, et ma sœur Françoise-Hieronyme, en somme, toutes sans reserve, et ma sœur Colin. Dieu soit à jamais au milieu de leurs âmes. Amen.

DLXXVI.

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