‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 15 sur 185 · CCLXXVIII · texte numérisé non relu

CCLXXVIII

A sa Paternité le Père General de la Congrégation des Prestres de Sainct-Paul, à Milan.

Sur le Père D. Redento.

Annessy, 21 septembre 1617.

Rev. Pere en Jesus-Christ , Rev. in Christo Padre Ofif.,

Le Pere D. Redento retourne II P. D. Redento ritorna dove

là où la saincte obédience l'ap- la santa obedienza lo chiama.

Egli è persona di bonissime qualità , e la quale ci ha dali a tutti grand ediBcazione. So chè ha fatto errore nelF impressione de libri suoi senza la débita licenza; ma di questo errore so chè la maggior parte è venuta da una certa simplicita e inadvertenza; e mediante la paterna e benigna correzzione chè V. P. Rev. glie farà, egli senza dubbio stara horamai saldo.

Onde, se V. P. non giudica altrimenti chè fosse inconveniente per qualche ragione a me sécréta, ardisco di dirU chè saria bene di rimandarlo , gia chè avendo imparata la Ungua, e essendo molto grato in queste bande , pare mi chè sarebbe di molta utilità. Perô in tutto io mi rimetto alla molta prudentia di V. P. che Iddio faccia beata nella gratia e gloria celeste, e alla quale io voglio sempre restare, servitore e fratelîo humilissimo e divotissimo.

— Francesco, vescovo di Ginevra.

pelle. C'est une personne rempUe de très-bonnes qualitez, et il nous a esté à tous de grande édification. Je sçay qu'il a commis une faute en faysant imprimer ses hvres sans la permission requise ; mais une grande partie de ceste erreur est venue d'une certaine simplicité et inadvertance : après la paternelle et bénigne correction que luy fera V. P. , sans double, il sera désormais quitte. Si V. P. , par quelque rayson qui soit secrette pour moy, n'y void pas d'inconvénient, j'ose luy dire qu'il seroit bien de le renvoyer icy. Il a apprins la langue, et estant fort aggreable dans ces contrées, il y seroit d'une grande utilité ; en tout cependant je m'en remets à la prudence de V. P. que Dieu rende heureuse dans la grâce et dans la gloire céleste; je suis tousjours de V. P., le serviteur et frère tres-humble et tres-devoué. — François, evesque de Genève.

A Son Altesse Victor-Amedée , prince du Piedmont,

Sainot François recommande à S. A. le capitaine Henri de La Rose.

Annessy, 24 octobre 1617.

Monseigneur, il pleut à S. A., il y a plusieurs années (1) d'ordonner quelques commoditez au capitaine Henri de La Rose, homme lequel meshuy n'est pas seulement vieil, ains décrépit; et bien que la Uberalité de Saditte Altesse fust excitée par di-

(1) Voir les lettres GXLIV et GXGVI (Tome VI).

verses considérations, si est-ce que celle de la conversion de ceste ame en fut le fondement, et est celle qui me fiait en toute humilité supplyer V. A. , de l'avoir en recommandation , si toutesfois il peut assez vivre pour avoir besoin de ce qu'il recherche , car il part, ce me semble, à moitié mort, tant il a désir d'avoir moyen de vivre.

Dieu, par sa bonté, veuille conserver et prospérer la personne de V. A., Monseigneur, de qui je suis, tres-humble, tres-obeyssant et tres-fldelle orateur et serviteur. — François, evesque de Genève.

A Son Altesse Charles-Emmanuel I^, duc de Savoy e,

Recommandatioii en fayenr da capitaine Henri de La Rose.

Anaessy, 30 octobre 1617.

Monseigneur, le pauvre capitaine La Rose, sur le bord de sa fosse, recourt à la bonté de V. A., pour en obtenir le moyen de passer avec quelque souslagement ceste extrémité de sa vie; à quoy je joins tres-humblement ma recommandation avec mille et mille souhaicts que je fay devant Dieu qu'il comble V. A. de félicité, demeurant, Monseigneur, vostre tres-humble, tresobeyssant et tres-Gdelle orateur et serviteur. — François, evesque de Genève.

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