‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 20 sur 185 · CCLXXXIV · texte numérisé non relu

CCLXXXIV

A. S.A. Charles-Emmanuel l", duc de Savoye,

Pour In cunflrmation rlei prlvKegsi accunlet ai» perannnei iiui s'uraniient dn aolDg do preparar la aoja

Amieuy. ÏU nanmlin lfll7.

Monseigneur, V. A. a, dés le commencement, favorisé l'estabtisseinent de l'art et Iraffic de la soye en ces quartiers de deçà, comme une œuvre de grande utilité au pays et de grande importance pour la gloire de Dieu, alïîn de divertir les artisans et ouvriers d'aller perdre leurs âmes dans Genève. Playse donc à V. A, de confirmer les privilèges desjà accordez aux maistrea et apprentifs et autres personnes qui font profession de cest exer-

I cice; je l'en supplie tres-humbîeraenl, et ne cesse jiimais de

P souhaitter toute satncte prospérité, comme je suis obligé de aire, puisque j'ay l'honneur d'estre, Monseigneur, tres-hurabte,

I tres-obeyssant el tres-fideile orateur et serviteur de V. A. —

1 François, evesque de Genève.

A u Supérieur des PP. Barnabites.

Sainct François s'informe des moyens d'establir sur des bases solides l'institution des PP. Barnabites dans les collèges d'Annecy et de Thonon.

Rev. in Cristo Padre OfP°.

Ringrazio umilmente V. P.

R. deir amorevolezza colla quale ha rimandato in questi luoghi il P. D. Redçmpto, il quale io spero chè farà frutti degni délia sua vocazione, e grati a V. P.

Ecco frà tanto, la santa e desiderata pace, e è hormai tempo di vedere corne potremo far riuscire i pii disegni del Ser. Principe di Piemonte , per la solida fondazione de' questi duoi coUegii di Annessii

e Tonone; pe , quale trat-

tando io con S. A., Ella si contenté chè si pligliasse tutta l'entrata del monastère di Contamina , supprimendo li monaci , per più ragioni, e transferendo le lore prébende, parte in questo coUegio , e parte in quelle di Tonone ; con patto pero , chè si mettano in luogho loro altri tanti PP. Barnabiti, in questi collegii, chè possano celebrar le messe aile quali detti monaci erano obligati, e con cert' altre conditioni le quale dal P.

D. Giusto saranno spiegate a V, P., poiche io le ho poste in scritto alla distesa. Ma ho giudicato bene, si come ancho il P. D. Gio-Battista, superiore di

Rev. Père en Jesus-Christ.

Je remercie humblement V.

P. R. de Taffection avec laquelle elle a renvoyé en ces lieux le Père Redempto. J'espère qu'il recueillera des fruicts dignes de sa vocation, et aggreables à V. P.

Voilà enfin la saincte paix désirée! Il est bien tems de voir comment nous pourrons faire réussir les pieux desseins du Serenissime Prince de Piedmont, pour la sohde fondation de ces deux collèges d'Annessy et de Thonon. A ce subjet, traittant avec Son Altesse , elle a permis que Ton prinst tous les revenus du monastère de Contamine ; en supprimant les religieux pour plusieurs rayons , et transférant leurs prébendes, partie à ce collège et partie à celuy de Thonon, avec la convention cependant qu'on mette à leur place autant de Pères Barnabites dans ces collèges, qu'il en faudra pour célébrer les messes auxquelles ces dits religieux estoient obligez. Il y a d'autres conditions que le Père Juste expliquera à V. P. :

je les luy ay données par escrit en détail. J'ay jugé à propos , et c'est aussi le sentiment du

im

ULTTEESi.

Fere D, Jean-Baptiste, saperieur de ce collège, homme joiiicieax. et qui donne grande .satisfaction à ces peuples, que cette affaire se traitte par le Fere Dom Juste, non-seulement auprès de n-'^tre Gour, près le Serenissime Frince ice qui, si je ne me trompe, sera chose facile;, mais encore a Rome ou ledit Fere fera instance sur les lieux, près de l'ambassadeur de Son Altesse^ qui fera faire les âollicitations par son exprès commandement ; sollicitations qui ne se feront jamais bien que par ledit Fere , très-informé des circonstances locales et de tous les motifs qui peuvent déterminer Sa Saincteté à accorder la grâce. 11 me paroist donc nécessaire que ce religieux aille viste d'une Cour à Tautre. Moi j'ay aussi une couple d'affaires bonnes et louables auprès de la Cour de Home, c'est-à-dire, pour un séminaire en ce diocèse, et pour le compte que j'ay à rendre de mon Eglise au Sainct- Siege. Je dois toujours envoyer là exprès une personne bien qualiQée; je serois donc bien obligé à V. P. et à la Congrégation, si je pouvois employer ledit Fere Dom Juste. Je ferois les despenses du voyage, de manière que la Congrégation n'en esprouveroit aucun dommaige. Ledit Fere termineroit encore à la fois deux affaires : ce seroit d'obtenir Tunyon

qaesto CoKefrIo, uomo giadicioso e chè ^ia a questi popoli gran s«>ldisfazione chè questo nesozLO si debba trattar dal F.

D. Giusto, non solamente ia •ipiesta n'jstra »Zorte. appresso il Ser. Frincipe il che, s' io non m*inganno. <arâ cosa facile., ma ancora in Roma, dove detto Fadre faccia instanza wi appresso il signore Ambasciatore di S. A., la quale con expresse commandamento fara fare le soUicitazione ; ma sollicitazione che non si fara mai bene , se detto padre informatissimo délie cose di quà e de tutti li motivi e circostanze che ponno indurre S. S** a far la grazia. Onde mi pare necessario chè detto Fadre vada subito di una Corte nelF altra : e avendo io, un par d'ail ri negozii buoni e laudabili nella Corte di Roma , cioè per un seminario in questa diocesi, e per rendere conto di questa mia chiesa alla S. Sede, dovendo in ogni modo mandar costi persona aposta e ben quaUficata, sarei multo ubligato à V. F.

e alla Gong. , s' io potessi adoprare detto F. D. Giusto, e io farei la spesa del viagio, in maniera chè la Cong. non ne sentirebbe danno nessuno; e per l'istessa via, detto Padre farebbe duoi altri negozi, una sarebbe procurar l'unione di cerli benefici non conventuali per il stabilimento del noviziato in Rumigli , e Taltro , far

iOl

venire raprovazione di queste sorelle délia Visit. ail' espedizione délia quale si attende, ma molto lentamente, come il R. P. Procuratore scrive, per esser le Regole in lingua francese, e il P. D. Giusto spedirebbe il negozio in un tratto.

Supplico adunquenelnome del SignoreV. P. R. divolere concedere detto viaggio.

E già chè ho parlato di queste sorelle délia Visitazione, dirô anco quatro parole, sopra Tultimo articolo délia lettera mandatami da V. P. per il P. D.

Redempto. E supplico V. P. di credere saldamente, chè io non avrei giamraai pensato di domandare quella pezza di terra, nella quale è la peschiera senza pesci, del collegio, s' io avessi veduto chè il darla fosse stato di pregiudizio alli padri, massime per la loro recreazione, essendomila sanità e giucundità de' padri cara quanto la mia propria ; e io so con quale proporzione si debbano riguardare le case de' religiosi, e quelle délie sorelle, onde non vorrei dar incommodità a quella, per accommodar questa.

Ma per dirlo alla libéra e sinceramente, il prezzo di quella piazza délia peschiera, essen-

de certains bénéfices non conventuels pour l'establissement du noviciat àRumilly, et l'autre de faire venir Tapprobation de ces sœurs de la Visitation. On poursuit l'expédition de ceste affaire, mais lentement, comme le Révérend Procureur le mande. C'est parce que les Règles sont rédigées en françois.

Le Père Juste expedieroit l'affaire tout d'un coup. Je suppUe donc au nom du Seigneur V.

P. R. de vouloir bien consentir à ce voyage.

Actuellement que j'ay parlé de ces sœurs de la Visitation , je diray encore quatre parolles sur le dernier article de la lettre qui m'a esté envoyée par V. P. pour le Père Dom Redempto.

Je supplie V. P. de croire absolument que je n'aurois jamais pensé à demander ceste pièce de terre du collège, dans laquelle est la pescherie sans poissons, si j'avois veu que cest abandon fust préjudiciable aux religieux, surtout pour leur récréation. La santé et l'agrément des Pères me sont aussi chers que les miens propres , et je sçay dans quelle proportion on doit establir les maysons des religieux et celles des sœurs. Je ne voudrois pas incommoder celles-là pour accommoder celles-cy.

Pour vous parler avec liberté et sincérité, le prix de ceste place de la prescherie , arresté

comme il convient , seroit plus do adoprato corne si conviene ,

utile au collège que la place sara moltopiù utile aile collegio

[■■elle-mesme. Je me suis estonnê chè la piazza. E mi son stupito

"e la préoccupation de nos Pe- délia preocupazione de' questi

W-TtSt à qui je n'en ay pas parlé, nostri padri, alti quali io non

parce que croyant que la seule hovoluto palarue, per chè ve-

pensée leur donnoit un air de dendo chè il solo imaginar

froideur avec moy, je ne vou- questo negozio, li dava un

lois pas passerouïtre. Quoyque gran freddo verso di me, non

le nouveau Père Supérieur fuat voleva passar innanzi. Ma perô

préoccupé de l'opinion de l'au- quantunque il P. Superiore

Ire dans le commencement; raoderno, fosse preocupato,

cependant, considérant que dalt' opinione d'allro, al prin-

c'estoit luy que regardoit l'af- cipio, tuttavia, considerando

faire, comme chef du collège, je desiray parler avec luy, non pour luy imposer mon sentiment, mais pour luy faire comprendre que ceste opinion n'estoil pas aussi extravagante que d'autres le disoient.

Ce Supérieur, à présent, a recogneu que j'avois rayson , car dans les places du collège il n'y en a pas de plus desavantageuse et de moins utile à la récréation. Là, les Pères Dominicains ont des fenestres avec la veue immédiate sur ceste pièce de terre. Le Père Prieur de ces derniers, dans le mur mesme qui donne sur ce lieu, prétend faire fabriquer son noviciat, avec les fenestres du mesme coslé. Je ne sçay comment on pourroit luy refuser le jus (uminis et fenestrarum (1) , puisque, par ces deux premières fenestres, les Domini-

chè a lui toccava il negozio, corne capo del collegio, io volsi parlarne con lui, non per persnaderli la mia opinione, ma solamente per fargîie inleodere chè il mio sentimento non era tanto extravaganle corne altri dicevano.

E ttdesso ha toccato colla mano, chè io ho ragione; perché fra le piazze del collegio non ci è la piùinfruttuosa, ne la manco utile alla recreazione, havendo due feiiestre de' Padri Dominicani, le quali sonno di visla immediata sopra quèita pezza di terra, e il P. Priore nell' istesso muro che è immediatamente sopra quel luogho, prétende difabricare il noviziato suo, con le finestre délia islessa banda , nella quale non so corne si possa negare chè abbiano/f« luminis et fenaslrarum, poichè de fatto ne hanno gia la possessione in quelle duo fenestre. Hora veda

(1) Le droit de lumière i>\ de fuaûl

V. P. R. se sarà gran pregiudizio al coUegio di dar detlo luogho; anzi se non si alzano le mura di esso luogho, chè si estendono verso il restante del coUegio , quasi tutto il coUegio è scoperto alla vista de' Padri Dominicani.

Onde corne affezionato al collegio e al bene délia Gong, quanto altro pare mio possa esser, io giudicarei esser espediente chè questa vendita si facesse. E non dubito chè V. P.

R., vedendo la pianta o piano di questo collegio, non giudichera chèioho ragione, sicorae in fine il P. Superiore e il P. D.

Simpliciano hanno confessato.

Hora ritorno a supplicare V.

P. R. di concedere il viagio al P. D. Giusto, che mi sara di manco speza, è di magior utilité alla Gong.; e non avendo più tempo di scrivere più diffusamente, anzi avendo occasione di pregarla chè mi scusi se cosi mi son disteso, augurando a V. P. R. ogni santa félicita nel. grembo del Signore , reste di essa Humiliss°, e afP"** fratello e serv.. — Francesco, vescovo di Ginevra.

cains en ont desjà la possession. Actuellement V. P. R.

peut voir si c'est un grand prejudice au collège d'abandonner ce lieu; de plus, si on n'esleve pas les murs de cest endroict, qui s'estendent vers le restant du collège, presque tout le collège est exposé à la vue des Pères Dominicains

Ainsi, comme affectionné au collège et au bien de la Gongregation autant que mon pareil puisse l'estre, je jugerois qu'il est convenable que ceste vente ayt lieu, et je ne doubte pas que V. P. R. voyant le plan de ce collège, ne recognoisse que j'ay rayson, comme Tont confessé finalement le Père Supérieur et le Père Simplicien.

Maintenant je prie de nouveau V. P. R. de permettre le voyage du Père Dom Juste, qui me coustera moins, et qui sera d'une plus grande utilité à la Gongregation. Je n'ay pas le tems d'en escrire davantage.

Je vous prie mesme de m'excuser si je me suis tant estendu.

En souhaittant à V. P. R.

toute saincte fehcité dans le sein du Seigneur, je suis son très humble et affectionné frère, et serviteur. — François, evesque de Genève.

i 04 LETTRES.

CCLXXXVL s. François de Sales, à Son Altesse le duc de Savoye.

II le remercie de ravoir cboysi poor aooompaigner en France le Cardinal de SaToye, qni allait demander en maryage Madame Christine de France, aœnr de Lonys XTTT et flUe de Henry !▼ et de Marie de Medids, poor yictor-Amedée , prince dn Piedmont , horitier preBoiim»tif de U Coaronne de Sayoye.

Annessy. 4 janvier f9i8L

Monseigneur, je reçois à très-grand honneur le commandement que Vostre Altesse me fait, de suivre Monseigneur le Serenissime Cardinal en France ; et Texecuteray, Dieu aydant, avec tant de subjetion et de fidellité, que je ne demeriteray point d'estre advoiié à jamais, comme je la supplie tres-humblement de faire, Monseigneur, vostre, etc.

CCLXXXVII. A Son Altesse Victor-Amedée , prince du Piedmont.

Sainct F^rançoia remercie Son Altesse de l'avoir choysi pour accompagner le Prince

Cardinal en France.

Monseigneur, comme V. A. S. pouvoit choysir mille et mille personnes plus capables de servir dignement Monseigneur le Prince-Cardinal au voyage de France, aussi ne pouvoit-elle donner le commandement de ce faire à homme qui vive, quii avec plus de fidellité et de cœur, receust cet honneur, ny qui, avec plus d'affection, se vueille essayer de correspondre par son tres-humble service à la faveur et gloire que je sens d'y estre appelle. Et attendant un nouveau commandement pour le jour auquel je me rendray à ce devoir, je demeure, Monseigneur, vostre tres-humble, tres-obeyssant et tres-fidelle orateur et serviteur. — François, evesque de Genève.

l'evesque. 1 05

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