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A S, A, Victor-Amedée , prince du Piedmont.
3. François répond à S. A. relativement à l'envoy qu*il fit, il y a environ un an, du Mémorial sur là Restauration de la discipline ecclésiastique en Savoye.
Monseigneur, V. A. S. me commande que je luy envoyé un mémorial de ce qui est requis d'estre impetré à Rome pour la restauration de la discipline ecclésiastique en ce pays. Mais, Monseigneur, V. A. l'a remis à M. Carron dés il y a environ un an , que je l'envoyay, ainsi que m'asseure mon frère qui estoit lors en Cour, et ne faut en cela que de le faire traduire en italien ; car, quant à la forme avec laquelle la provision nécessaire
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doit estre demandée au Pape, il ea faut laisser le soing à ceux que Monsieur l'Ambassadeur de S. A. employera.
Dieu par sa bonté veuille bientost faire réussir ceste si bonne œuvre, pour ensuitte combler de bonheur V. A., de laquelle je suis, Monseigneur, tres-humble et tres-obeyssant et tres-fidelle orateur et serviteur. — François, evesque de Genève.
A Monsieur Carron.
s. François luy rappelle d'avoir envoyé l'année passée le Mémorial tur la Restauration de la discipline ecclésiastique , et le prie de le faire chercher.
Monsieur, par la lettre que Monseigneur le S. Prince m'a fait despecher, il me commande encore de luy er]voyerun mémoire des concessions qu'il faut obtenir à Rome pour la restauration de la discipline ecclésiastique deçà les monts. Mais M. de Chalcedoine, mon frère, m'asseure que vous, Monsieur, avez receu les articles du project qui en fut fait icy et que j'envoyay il y a bien long-tems, et que Monseigneur le S. Prince vous les avoit remis pour les faire traduire en italien, pour les donner à M. d'Aglié qui devoit aller à Rome ; il vous playse donc , Monsieur, de les faire chercher, et comme je croy ils seront aysez à treuver, puisqu'ils sont en quatre ou cinq feuilles joinctes ensemble; car, quant à la forme en laquelle la demande doit estre faite à Rome, c'est chose qu'il faut qui se fasse à Rome mesme. Cependant, Monsieur, je vous supplye tres-humbiement d'avoir un soing particulier de Tintroduction des PP. de l'Oratoire à Rumilly, par où il faut commencer, puisque c'est une affaire qui ne peut souffrir aucun deslay; et excusez mon importunilé, puisque je suis de tout mon cœur, Monsieur, vostre tres-humble et tres-aflfectionné serviteur. — François, evesque de Genève.
l'evesque. 155