‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 82 sur 185 · SU · texte numérisé non relu

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Vocspoavez bien travailler dedans la mayson aajoard*hai et demaÎDy poarveu que personne n'y entre d'estrangers, sinon M. Grandis^ M. Roget et la petite sœur. Et bien que quelqu^aatre entrast, voas pourriez neantmoins bien travailler en ces besongnes qai sont pour Teglise.

Je ne pensois nullement escrire à Paris ; mais ^ puisque vous Tavez désiré, j'escris à Monseigneur de Bourges. Si pour chose du monde je le puis, je vous iray voir demain; si moins, tout au pis , j'iray dire vostre messe samedy. Toutes les apres-disnées de ces trois jours sont assignées en appoinctement. Mon Dieu! ma chère fille, que je vous souhaitte de perfections ! et que de courage et d'espérance j'ay maintenant en ceste souveraine Bonté et en sa saincte Mère, que nostre vie sera toute resserrée en Dieu avec Jesus-Christ pour parler avec nostre sainct Paul.

Bonjour, ma chère Mère ; le bonjour à nos filles toutes et aux malades à part, y comprenant la grande chère fille, pas le au visage, mais, comme j'espère, merveille de cœur en Tamour celeste. Ek>njour derechef, matres-chere Mère, ma fille vrayement mienne.

S, François de Sales, à Madame de Chantai.

Il lay recommande de ne point jensner dans sa maladie.

Vers le 6 septembre 1612 on 1613.

Je treuve certes encore meilleure la méthode que vous dites, d'escrire au Père de Mouchy tout nuement vostre pensée, ma tres-chere fille; car après cela, il n'y aura rien à dire.

Ce bon frère qui est icy ne partira que jeudy ; car tout aujourd'huy j'ay esté tant tracassé, qu'il n'est pas possible de plus.

Ne jeusnez pas, ma tres-chere fille, ny nostre fille de Bre-

LE FONDATEUR d'oKDRE. 405

chard; car quant à vous, je me souviendray bien, après que vous serez bravement guérie, de vous faire jeusner un samedy en eschange.

Envoyez-moy vostre sœur Françon que nous confesserons ce soir. Parlez amyablement, mais gravement, au bon enfant M. de Grenier, lequel, j'espère, fera quelque chose de bon.

Nostre cher nepveu a certain désir de ne retourner pas voir le père; mais je ne vois point d'apparence.

Il faut bien tout cest hyver pour la digestion de nostre resolution.

Au demeurant, je me suis trouvé ce matin avec une si parfaicte douceur et tranquillité d'esprit, sans aucun sentiment de l'estonnement que mon cœur avoit eu, que j'ay cogneu clairement que la venue de Nostre-Dame s'approchoit, par un pressentiment de sa douce lumière.

J'ay envie de vous parler un peu bien à loysir de cela : cependant, bonsoir, ma tres-chere fille, ma sœur. Faites bien la cour à ceste céleste pouponne qui nous arrive, et luy demandez sa grâce pour impetrer celle de son Fils. Jamais je n'eus tant de saincte affection que j'en ay pour vostre ame et nostre trèsunique cœur.

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