‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 83 sur 185 · François de Sales, à Madame de Chantai · texte numérisé non relu

François de Sales, à Madame de Chantai

Le Sainct luy parle de diverses affaires temporelles.

A Tarin, i4 may 16i3.

Et moy, ma chère fille, je vous escris encore plus courtement pour response à vostre lettre du S de ce mois, tant pour mille petites affaires et visites que je reçois , que pour la ferme espérance que j'ay de vous voir bientost, résolu. Dieu aydant, de partir d'icy samedy ou dimanche prochain, pour estre à Annessy au jour de la saincte Pentecoste, puisque je n'arreste (1 ) plus que pour l'affaire de ces pauvres bannis : car, quant aux depesches , je laisseray le bon M. de Blonay, qui, de bon cœur, demeurera pour les solliciter; mais ceste négociation de l'appaysement de Monseigneur de Nemours ne peut estre faite qu'en présence.

Or, j'ay toute ma confiance en Dieu d'en réussir. Je vous ay desjà fait sçavoir que nous aurons Madame la duchesse de Man-

(1) Je n'attends.

, qui est la vertu raesme, pour nostre protectrice; mais il oe

hui pas encore faire du bruict, pour une rayson que je vous

"iray. M. de La Brelonniere est encore en volonté de nous «yder

a quelques choses pour l'edificaUoin de nostre oratoire.

Caressez cordialement les Messieurs qui sVn revont, en parli-

DonlierM. Floccard. Je suis en peyne du retardement de Madame

"les Gouffiers, remettant neantmoins cela à la saincle providence

'b Nostre Seigneur, comme aussi nostre pauvre petite malade.

Nous ramènerons vostre fils, qui, à la verilii , a grand désir de

■s'employer à la guerre , si elle suit. Je salue fort ma chère fille

e de Tarens, et Madame de Rabuliu, qui est aussi ma

ille; comme encore toutes celles qui sont autour de vous, que

I -TOUS sçavez m'estre précieuses plus qu'il ne se peut dire.

Dieu soit à jamais dedans nostre cœur pour y vivre et régner Leternellement; c'est luy qui sçayt ce qu'il luy plaist que nous loyoos en la tres-parfaicte unyon qu'il a faite en luy-mesme et r luy-mesme. Amen.

P. S. 11 serait mieux qu'on accommodas! le procez en mon absence, à cause de ma trop grande condescendance. Je prieray pour le pauvre sire Pierre, et loue Di-eu qu'il soit passé en bonne disposition.

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