‹ Œuvres complètes de Saint-François de Sales (volume 3)Chapitre 86 sur 185 · François de Sales ^ à Madame 4e €hantaL · texte numérisé non relu

François de Sales ^ à Madame 4e €hantaL

Il lay annonce qn^ traTaflle à partir de oe jour, à la composition du Traitté

de V Amour de Dieu,

il janvier 1614.

NosTRE intérieur n'a plus de résistance ; il faut que la crainte et la paresse de l'homme extérieur cède à la volonté victorieuse de nostre Maistre, qui veut que, tout froid et tout glacé que je suis, j'escrive de son sainct amour- Comptez ce jour pour celuy auquel je commence d'y employer tous les momejis que Je pourray tirer de la presse de mes autres devoirs , et invoquez iDcessarament sur moy Tamour du divin Amant.

DVJL S. François de Sales , à Madame de Chantai,

Sar le Jour de la naissance de Madame de Chantai.

23 janvier 1614.

Ma tres-chere fille, vous m'avez faitplaysiren me faysantsçavoir que c'est aujourd'huy le jour de voslre naissance, car je n'y pensois pas; Job desiroit que le jour de sa naissance perist, et moy, je soohaitte que le jour qui a veu naistre ma tres-chere Mère soit compté entre les jours heureux ^et bénis es siècles des siècles ; cependant, ces jours de nos naissances doivent nous humilier, en nous faysant voir le neaat d'où nous venons, et nous «nbourager ea faysant voir la fin pour laquelle Dieu nous a donné commencement.

DVJIL S, François de Sales, à Madame de Chantai.

s. François Luy annonce son départ ponr Chamberl.

Aimetsy, 95 janvier 1614.

Voi€T le jour de mes adieux, car je dois partir demain pour aller à Chamberi , où le recteur des Jésuites m'attend et me dit recevoir ces cinq ou six jours de Caresme prenant; je pretens àe xne revoir partout, et de remettre toutes les pièces de mon cœur en leur place.

Ma Ires-cbere 6lle, voilà les Litanies du glorieux Père de nostre vie et de noslre amour. Je croyois de vous les envoyer escrittesde ma main; mais, comme vous sçavez, je ne suis pas à moy. J'ay neaotmoins prins le loysir de les revoir, de les corriger, et d'y mettre les accens, affiti que oostre Btle de Chastel ayt plus de facilité à les chanter, sans y faire des fautes. Mais vous, ma fille, qui ne pourrez pas chanter les louanges de ce sainct de nostre cœur, vous les ruminerez, comme l'Espouse, entre vos dents; c'est-à-dire, que vostre bouche estant close, voslre cœur sera ouvert d la méditation des grandeurs de cest K?poux delà Reyne de tout le monde, nommé Père de Jésus, et son premier adorateur après sa divine Espouse.

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