ACTE DE FONDATION DU COUVENT DE BURGOS
(Voir chap. XXXI, p. 217.) Cette pièce se lit en tête du Registre conventuel du couvent de Jiurgnf.
Au nom de la très sainte Trinité, Père, Fils et Esprit-Saint, el de Notre-Dame la Vierge Marie du Mont-Carmel, du très glorieux saint Joseph et de la bienheureuse sainte Anne, pour l'honneur et la gloire du même Dieu, la joie des anges et des saints de la cour céleste, et le bien des âmes, a été fondé ce monastère de Saint-Joseph de Sainte- Anne, des carmélites déchaussées de cette ville de Burgos, et le très saint Sacrement y a été placé le 19 du mois d'avril, Tan de Notre- Seigneur 1582 : notre très saint père Grégoire XIII occupant le Aè^f pontifical ; le roi très catholique don Philippe, second du nom, régnant en Espagne ; l'illustrissime seigneur don Christophe Vêla étant archevêque de cette ville ; général de tout l'ordre du Carmel, le réwreudissime père maître Fr. Jean-Baptiste Caffardo ; et provincial de tou^ les Déchaussés, le très révérend père Jérôme Gratien de la Mère de Dieu.
Le dit père provincial et la mère fondatrice Térèse de Jésu^; yinreot pour la fondation, avec la mère Thomasinc-Baptiste, la sœur Catherine de Jésus, la sœur Agnès de la Croix, la sœur Catherine <1t^ l'Assomption, la sœur Térèse de Jésus et les deux sœurs Anne (le Saint-Barthélémy et Marie-Baptiste. Le couvent a été fondé pour être rente, par Tautorisation du révérend issi me Ordinaire et du provincial. L'illustre seûora Catherine de Tolosa, veuve de Sébastien de Munchara^ (que Dieu ait en sa gloire I), a aidé à la fondation, laquelle a été soUicil^ par les illustres seigneurs : docteur Manso. chanoine de la cathédrale
de Burgos, François de las Guevas, directeur des Postes, Jean-Alphonse de Salinas, le licencié Aguiar, et Ferdinand de Matanza. La ville a donné son consentement, à l'instance du seâor don Alphonse de Santo Domingo. La fondation s'est faite à la grande satisfaction et approbation de toute la cité. Le voyage fut un peu pénible à cause du mauvais temps, car lorsqu'on s'éloigna d'Avila après les fêtes de Noël, il y avait beaucoup d'eau et les chemins étaient mauvais. Ensuite il y eut quelque peu à souffrir jusqu'à l'acquisition de cette maison, les religieuses ayant demeuré d'abord au Huerto del Rey, puis dans l'hôpital de Vemui. Que Notre-Seigneur en tire sa gloire, et qu'il accorde sa grâce aux religieuses actuelles et à celles qui les suivront, afin qu'elles accomplissent toujours ce qui sera le plus agréable à Dieu et prient la divine Majesté pour tous ceux qui les ont assistées et qui les assisteront à l'avenir.