‹ Œuvres complètes de Sainte Térèse de Jésus; traduction nouvelle par les Carmélites du premier monastère de ParisChapitre 79 sur 185 · OEUVRES. — IV · texte numérisé non relu

OEUVRES. — IV

d'épreuves, sa Majesté ne me donne aucun aycriissement. Sachant ce que j'aurais à souffrir en celle-ci, Notre-Seignenr ranima dès lors mon courage. Qu'il en soit à jamais béni ! Comme je Tai rapporté à la fondation de Paleneia, qui se préparait en même temps, il me demanda sous forme de reproche ce que je craignais et quand il m'avait manqué. Je suis toujours le mème^ me dit-il. Ne laisse pas de faire ces deux fondations. Il est inutile de redire ici le courage (jue ces paroles me communiquèrent. Ma lâcheté s'évanouit à rinstant, ce qui montre bien qu'elle ne vienait ni de la maladie ni de la vieillesse, et je me mis à traiter de ces deux fondations, ainsi que je l'ai déjà raconté.

Il me parut sage de commencer par celle de Palencia. La distance était moindre : de plus, la saison s'annon<:ait rigoureuse, et le séjour de Burgos est très froid; enfin, je tenais à contenter le bon évêcjuc de Palencia. C'est ainsi c{ue les choses se passèrent, on Ta vu par mon récit. J'ai dit aussi comment, lorsque je me trouvais encore à Palencia, la fondation de Soria me fut proposée. La première étant finie, je crus devoir me rendre d'abord à Soria, pour, de là, gagner Burgos (1>. L'évêque de Palencia jugea convenable que rarchev(^que fut informé de tout, et je le suppliai de s'en charger. Dans ce seul but, il lui envoya donc, après mon départ pour Soria, un chanoine nommé Jean Âlonso. L'archevêque m'écrivit à moi-même très affectueusement combien U désirait me voir arriver. Lorsqu'il eut entre-

(i) D^s le 9 avril l;i81, le père Gralien avait signé à Alcala unepatenle autorisant sainte Térèse à faire la fondation de Burgos. La sainte la reçut évidemment & Palencia, avant de partir pour Soria. Voir au Docvra. M la Patente du i)ère Gratien.

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