‹ Œuvres complètes de ShakespeareChapitre 100 sur 447 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

York. — Un appartement dans le palais de l'Archevêque.

Entrent L'ARCHEVÊQUE D'YORK et sm MICHAEL.

L'archevêque. — .Allez, mon bon Sir Michael ; portez avec une diligence ailée ce bref scellé au Lord maréchal, celui-là à mon cousin Scroop, et tous les autres à ceux à qui ils sont adressés; si vous saviez quelle est leur importance, vous feriez toute hâte.

Sir Michael. — Mon bon Lord, je devine leur teneur.

L'archevêque. — Cela vous est assez facile. Demain, mon bon Sir Michael, est un jour où la fortune de dix mille hommes doit être soumise à une épreuve décisive ; car, Messire, ainsi qu'on me le donne à comprendre avec vérité, le roi, à la tête de forces puissantes, et qu'il a rapidement levées, doit se mesurer à Shrewsbury avec lord Harry, et je crains, Sir Michael, que par suite, d'un coté, de la maladie de Northumberland, dont le corps de troupes était le plus considérable, et d'un autre côté, par suite de l'absence de Glendower, qui était aussi un des nerfs de l'entreprise, sur lequel on comptait beaucoup, et qui ne vient pas, influencé qu'il est par des prophéties, je crains, dis-je,

que le pouvoir de Percy ne soit trop faible pour soutenir un engagement immédiat avec le roi.

Sir Michael. — Comment donc, mon bon Lord, vous n'avez aucun sujet de crainte ; il y a là Douglas et lord Mortimer.

L'archevêque. — Non , Mortimer n'y est pas.

Sir Michael. — Mais il y a Mordake, Vernon, Lord Harry Percy, et il y a Milord de Worcester, et toute - une élite de braves guerriers, de nobles gentilshommes.

L'archevêque. — Oui, cela est : mais le roi a rassemblé les principales têtes de tout le pays; le prince de Galles, Lord Jean de Lancastre, le noble Westmoreland, le guerrier Blunt, et encore beaucoup d'autres hommes éminents de grande estime et de grande expérience comme militaires, les rivaux de ceux que vous avez nommés.

Sir Michael. — Ne doutez pas, Milord, qu'ils ne rencontrent bonne résistance.

L'archevêque. — Je l'espère bien; cependant il est bon de craindre, et pour prévenir le pire, faites hâte, Sir Michael, car si Lord Percy neréussit pas, le roi, avant de congédier ses troupes, a l'intention de nous visiter, car il a entendu parler de notre ligue, et il n'est que sage de nous fortifier contre lui : donc, faites diligence; il faut que j'écrive encore à d'autres amis; et maintenant, adieu, Sir Michael. {Ils sortent.)

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