SCÈNE II
Des troupes passent sur le théâtre; puis entrent NYM, BARDOLPH, PISTOL et le pace.
Bardolph. — Sus, sus, sus, sus, sus ! à la brèche, à la brèche !
Nym. — Je t'en prie, caporal, arrête; les gourmades sont trop chaudes, et, pour ma part, je n'ai pas une vie de rechange : la façon de cette affaire est trop chaude, et voilà la vraie chanson de la chose.
Pistol. — La chanson est des plus justes, car les affaires abondent :
Leî coups vont et viennent; Les vassaux de Dieu s'affaissent et meurent; Et l'épée et le bouclier, Dans les champs sanglants, Conquièrent une renommée immortelle.
Le page. — Que ne suis -je dans un cabaret de Londres! je donnerais toute ma renommée pour un pot dWe et ma sécurité.
Pistol. — Et pour ce qui est de moi : Si mes vœux pouvaient être exaucés, Je ne manquerais pas d'accomplir mon projet, Et là-bas je volerais.