‹ Œuvres complètes de ShakespeareChapitre 196 sur 447 · ACTE V, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE I

flots ses citoyens; le maire et tous ses confrères, dans leur plus solennel costume, pareils aux sénateurs de l'antique Rome, avec les plébéiens grouillant à leurs talons, sortent et vont chercher leur César pour le recevoir. Ainsi, pour choisir un exemple moins haut, mais qui nous touche au cœur, serait reçu aujourd'hui (et le jour peut venir où il le sera), le général de notre gracieuse souveraine revenant d'Irlande et apportant la rébellion embrochée dans son épée. Combien d'hommes quitteraient la cité paisible pour lui souhaiter la bienvenue 1 Or, plus grande encore, — plus grand étant le sujet de joie, — est cette foule qui se porte au-devant d'Harry. Maintenant, après l'avoir installé à Londres, où l'accablement douloureux des Français lui permet de rester, l'empereur intervenant d'ailleurs par amitié pour France, afin d'établir la paix entre eux, omettons tous les faits de quelque nature qu'ils soient qui se passent jusqu'au retour d'Harry en France. C'est là que nous le ramenons, et moi j'ai représenté l'intérim en vous rappelant ce qui s'est passé. Pardonnez cet abrégé, et que vos yeux, suivant la direction de vos pensées, regardent immédiatement vers la France. {Sort le chœur.)

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