‹ Œuvres complètes de ShakespeareChapitre 250 sur 447 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

Franco autant que j'espère le sol fertile de l'Angleterre. Un joui- viendra où York réclamera son bien, et c'est pourquoi je vais prendre le parti des Kevils, et montrer une apparence d'affection à l'orgueilleux due Humphroy; puis, lorsque je verrai un moment opportun, je -réclamerai la couronne, car c'est là le point de mire doré que je cherche à toucher. L'orgueilleux Lancastre n'usurpera pas mon droit, il ne tiendra pas le sceptre dans sa main enfantine, il ne portera pas le diadème sur sa tête que disposent mal à ceindre une couronne ses inclinations de dévot. Donc, York, tiens- toi en repos, jusqu'à ce que ton temps arrive; veille et observe, pendant que les autres dorment, afin de pénétrer les secrets de l'État, jusqu'à ce que Henri, enivré des joies de l'amour avec sa jeune épouse, sa reine d'Anglciorre si chèrement achetée, Humphroy et les pairs arrivent à se quereller; alors j'élèverai la rose blanche comme lait dont la douce odeur parfumera l'air, et sur mon étendard je placerai les armes d'York pour lutter avec la maison de Lancastre, et de gré ou de force, je ferai céder la couronne à ce roi dont le gouvernement de clerc a fait déchoir la belle-Angleterre. [Il sort.)

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