ACTE II, SCÈNE II
Nohthumderland. — Voici donc les choses. De Port Le Blanc, une baie de Bretagne, j'ai reçu avis que Harry, duc de Hereford, Beignold, lord Cobham, le fils de Bichard comte d'Arundel, qui s'est échappé dernièrement de la surveillance du duc d'Exeter, son frère, le ci-devant archevêque de Cantorbéry,sir Thomas Erpingham, sir John Bamston, sir John Norbery, sir Bobert Waterton et Francis Quoint, tous bien équipés par le duc de Bretagne, avec huit grands vaisseaux et trois mille hommes de guerre, se rendent ici 'en toute diligence et comptent toucher prochainement nos rivages du Nord. Peut-être y seraient-ils déjà, s'ils n'avaient pas attendu le départ du roi pour l'Irlande. Si donc nous voulons secouer le joug de notre esclavage, remplumer l'aile meurtrie de notre patrie languissante , racheter de l'usure notre couronne ternie, nettoyer la poussière qui cache l'or de notre sceptre et rendre à la majesté souveraine son aspect naturel, en poste avec moi pour Bavenspurg : mais si vous n'osez pas, retenus par la crainte, restez et gardez le silence; moi j'irai.
Boss. — A cheval! à cheval! parle de tes doutes à ceux qui ont peur.
TVillouchby. — Que mon cheval tienne bon et je serai là-bas le premier. {Ils sortent.)