‹ Œuvres complètes de ShakespeareChapitre 52 sur 447 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

La côte du pays de Galles. — Un cliàteau en vue.

Fanfares : tambours et trompettes . Entrent LE ROI RICHARD, L'ÉVÊQUE DE CARLISLE, AUMERLE et des soldats.

Le roi Richard. — Ce château tout proche, est celui qu'on appelle le château de Barkloughly?

Aumerle. — Oui, Monseigneur. Comment Votre Grâce se trouve-t-elle de respirer cet air après avoir été ballottée sur les mers en courroux?

Le roi Richard. — Nécessairement je dois m'en bien trouver : je pleure de joie de me retrouver une fois encore dans mon royaume. Chère terre, ma main te salue, quoique des rebelles te blessent des sabots de leurs chevaux : comme une mère longtemps séparée de son cher enfant, déborde lorsqu'elle le retrouve, en pleurs et en sourires, ainsi moi, pleurant, souriant, je te salue, ma terre, et je te caresse de mes royales mains. Ne nourrispas l'ennemi de ton Souverain, mon aimable terre ; ne réjouis pas de tes douceurs ses sens de bête <Ic> proie : mais que tes araignées qui sucent tes humeurs venimeuses et que tes crapauds à la

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