ACTR III, SCENE IV
Le duc d'Yorr. Vo
lissez votre genou princier en donnant à la vile terre l'orgueil de le baiser; mon cœur aimerait à sentir votre affection plus que mon œil blessé n'aime à voir votre courtoisie. Debout, mon cousin, debout; votre cœur est haut, je le sais, aussi haut au moins que ceci [montrant sa tête'), quoique votre genou soit abaissé.
Bolingbroke. — Mon gracieux Seigneur, je viens seulement pour réclamer mon bien.
Le roi Richard. — Votre bien est à vous, et je suis à vous, et tout est à vous.
Boltngbroke. — Soyez à moi, mon très-redouté Souverain, autant que mes loyaux services mériteront votre affection.
Le roi Richard. — Vous méritez beaucoup; ceux-là méritent bien de posséder qui connaissent le plus solide et le plus sûr moyen pour acquérir. Oncle, donnez-moi votre main : allons, séchez vos larmes; les larmes montrent l'amour que vous
(Acte III, se. m.)
avez pour moi, mais elles n'ont pas pouvoir de remède. Cousin, je suis trop jeune pour être votre père, quoique vous soyez assez vieux pour être mon héritier. Ce que vous désirez, je vous le donnerai, et bien volontiers encore; car nous devons faire ce que la force veut que nous fassions. Marchons vers Londres : cela vous convient-il, cousin?
Bolwcbroke. — Oui, mon bon Seigneur.
Le roi Richard. — Alors je ne dois pas dire non. (Fanfares. — Ils sortent.)