SCENE III
Windsor. — Un appartement dans le château.
Entrent BOLINGBROKE roi, PERCY et d'autres lords.
Bolingbroke . — Personne ne peut-il me donner des nouvelles de mon libertin de fils? Il y a maintenant trois mois pleins que je ne l'ai pas vu : si quelque malheur nous menace, c'est lui. Plaise à Dieu, Milords, qu'on puisse le trouver. Cherchez à Londres, parmi les tavernes, car on dit qu'il les fréquente journellement avec des compagnons sans frein ni mœurs, appartenant à ces gens cjui s'embusquent dans des allées étroites, battent notre guet et volent les passants ; et lui, jeune gars frivole et efféminé, il se fait un point d'honneur de soutenir une bande si dissolue.
Percv. — Monseigneur, j'ai vu le prince il y a deux jours et je l'ai informé des fêtes tenues à Oxford.
Bolingbroke. — Et qu'a dit le galant?
Percy. — II a répondu qu'il irait au bordel, qu'il prendrait un gant à une des créatures les plus publiques, qu'il le porterait comme un gage d'amour, et qu'avec ce trophée il se faisait fort de désarçonner le plus robuste jouteur.
Bolingbroke. — Aussi dissolu qu'effronté : cependant à travers son effronterie et sa corruption, j'aperçois certaines lueurs qui me donnent