COULER
Tnily , air , to wear eut their shoet , lo «et aayaelf inlo raere work. But, iodecd, air, we nuke boliday lo eee Ccear , and *o rrjoice in his irturaph.
MiaOLLttS.
Wherefore rejoice' Whal comjuest brlng» he liome ,
Wbat tribularVa foUow htm to Borne,
To grâce ia captive bonds bit chariot wheela t
You bloeks, you atones .' you worae Iban senseku ihingi!
Oh , yoa) bord heert* ! you cruel meo of Bonté I
Knew you not Poinpey ? Many a lime and ofl
lia to you climbed up to watts and balUemenU*
To louera aad Windows , yea , to ehimney topa
Your intanls in your arma, and ihere bave sat
The Inre-toog day, wilh patirnl expecUtioo ,
To «ee great Potnpey paas the etreel» of Rome :
Ami wbeo you aaw bis chariot but appear,
Have yoo oot made an universal shoul ,
Thaï Tiber trembted underueath her baoka,
To hear the Implication of your sonnas ,
Made in her concave »horee t
A nd do you now put ou your beat attire
And do you now mil oui a holiday,
And do you now strew flowert in hia way,
Thaï cornes in triumph over Pompey's blood ?
Bc gone!
Bun to your bouses , fait upoa your kneea, Pray to ibc goda lo intermil the plague, Tbat needs mua ligbt on thia ingratitude.
L'on ne peut être accusé d'exagération si Ton dit que les vers du discours de Marullus doivent être rangés parmi les plus magnifiques de la langue anglaise. Ils roulent autour de l'oreille de mon ame comme les notes les
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plus imposantes d'un orgue de cathédrale, et cependant ils succèdent immédiatement à l'idée bouffonne que fait naître un savetier qui se met à la tête d'un rassemblement d'imbéciles et qui les conduit par les rues afin de leur faire user leurs souliers et d'avoir plus d'ouvrage.
Timoh D'ATHÈjrits(i6iO). Je suis embarrassé pour expliquer la ressemblance frappante qui existe entre le misanthrope de notre poète et celui de Lucien dans cette tragédie, si l'on peut appeler tragédie une pièce qui nous laisse plus en proie à l'impression de son dialogue comique que de sa conclusion tragique. Shakspeare n'a pu puiser, dans la traduction de Plutarque par North , une idée de Timon aussi rapprochée de celle de l'auteur grec. Je n'ai jamais vu la comédie manuscrite intitulée Timon, qui est mentionnée par Malone ; mais je sais qu'elle n'a qu'assez peu de ressemblance avec la pièce de Shakspeare. De même la connaissance que notre poète avait probablement du Palace of PUasure, de Palnter, où l'histoire de Timon est racontée, ne compte pour rien dans l'air de famille qu'a le héros de Shakspeare avec celui de Lucien. Cependant il n'y a aucune preuve que Lucien fût traduit en anglais à cette époque. On aime à remarquer que , en général, la puissance dramatique de notre poète semble se perfectionner a mesure qu'il avance en âge. Dans plusieurs de ses derniers chefs-d'œuvre, la fertilité de 6on imagination demeure fraîche , pendant que ses fruits sont mûris et rendus plus substantiels par une culture plus habile. Mais je ne puis dire que je considère Timon comme une preuve de cette observation générale ; au contraire, je le rejetterais comme une exception. Schlegel nous tourne la difficulté en le comparant à l'une des satires mordantes de Ju vénal ; mais une tragédie n'a nul besoin de ressembler à une satire mordante. Cette pière contient des passages remarquables et une
REMARQUES
portion amusante de philosophie cynique, particulièrement dans la conférence entre Apemantus, ce mâtin à demi raisonnable, bien que haineux, et Timon, ce chien enragé parmi les hommes ; mais elle est loin de nous montrer Shakspeare en progrès comme philosophe ou comme philanthrope à l'époque où il l'écrivait. C'est la production de sa raie , plutôt que de son cœur. L'épisode d'Alcibiade qui s'y trouve intercalé est sans intérêt , car c'est une question de savoir qui de lui ou des Athéniens avait tort. Au résumé , Timon est dans la renommée dramatique de Shakspeare un pilier que l'on peut en ôter sans mettre en danger l'édifice.
Cymbklme (1609). Le goût de notre âge a cessé de prêter l'oreille soit aux critiques minutieuses de mistress Lennox , soit aux jugemens tranchans du docteur Johnson , qui tendent à déprécier ce drame délicieux. Ces deux adversaires de Cymùeiine partirent d'un principe qui est mortellement pernicieux au plaisir que nous fait éprouver la poésie dramatique, savoir que, avant de nous laisser charmer par une œuvre de fiction , nous devons sonder et examiner pour la plus grande partie tout le sol sur lequel I on veut attirer la foi de notre imagination. Ceci est une manière de se mettre en garde contre les plaisirs que nous procure celte foi , manière qui ne peut être mise en pratique dans la perfection que par des esprits qui n'ont pas en eux les germes du plaisir poétique ; et dans cette classe d'esprits, Johnson peut très bien aller de pair avec mistress Lennox. Leurs deux ames, eussent-elles été frottées l'une contre l'autre pendant un an, n'auraient pas produit entre elles une étincelle de sentiment poétique ; et toutes les fois qu'ils trempent leurs plumes dans leurs propres cœurs , ils sont des arbitres delà critique contre ta vraie poésie.
Pour jouir du drame romantique, il nous faut accepter les conditions auxquelles le
poète romantique nous offre du plaisir. L'esquisse d'une pièce comme Cymbeline nous montrera tout de suite que la scène est placée loin de nous, quant au temps, dans le but d'adoucir ses improbabilités sur l'imagination par l'effet de sa distance. Nous savons tous que, dans les paysages et dans les tableaux qui les représentent, l'aspect indéfini qu'ont des objets, par suite de la distance, présente un charme différent de celui que nous fait éprouver la vue distincte de ceux qui sont placés sur le premier plan : ch bien ! le même principe est également vrai dans le drame romantique, où le poète laisse ouvertement ses scènes exposées à l'accusation d'improbabilité qui est inhérente a la nature même de la fiction romantique; mais les critiques qui ne raisonnent que sur des faits n'accordent aucune tolérance ou permission à la crédulité de notre imagination. Ils disent qu'il vous faut prouver mathématiquement tel ou tel fait , avant de pouvoir légalement en récréer votre imagination. Or c'est exactement la même chose, mais tout au rebours , que l'intolérance en matière de religion. Les théologiens vous disent que vous êtes damné, si vous doutez ; les critiques empesés vous déclarent que vous êtes un mauvais juge du drame, si vous osez croire, même en imagination, ce que nos mathématiciens vous démontreront être une hérésie.
Entre toutes les pièces du monde, je pense que ces remarques peuvent particulièrement s'appliquer au CymùeUne de Shakspeare. Ias cœur préparé à croire à la fiction, je regarde comme vrais en mon ame et conscience tous les événemens du drame qui sont audacieusement inventés ; je suis récompensé par la délicieuse création d lmogène, par l'idée de son arrivée dans la caverne de son frère exilé , par les beautés innombrables de l'ouvrage et par son heureux dénoûmcnt.
Cette pièce est peut-être, de toutes celles de Shakspeare , la plus propre à établir ce principe : savoir, qu'un grand génie dramatique