‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 163 sur 689 · ACTE III, SCÈNE L · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE L

que tu puisses connaître le motif qui me (ait te chérir. Ainsi, brave Capulet, dont le uom m'est aussi cher que te mien , calme-toi.

MERCUTIO

O déshonorante , ô vile et froide soumission ! Tyhdt, TOiix-to venir faire un tour avec moi? TTBALT.

Que veux-tu moi?

MERCUTIO

Rien de plus qu'une de tes vies, si tu en as neuf, pour en parler ; et après, selon que tu te conduiras, je verrai a épuiser les huit autres. Veux-tu bien tirer ton épée de son étui ? dépêchetoi , si tu ne veux pas sentir la mienne siffler à tes oreilles avant que tu aies le fer en main.

TTBALT tirent lépé*.

Je suis à VOUS.

ROMEO

Honnête Mercutio , remets ton épée.

MERCUTIO

Allons , seigneur, votre botte.

(tb m UUmuL)

Prends ton épée, Benvolio. Désarmons-les. — Braves gens,— c'est une honte : prévenez ce malheur.—Tybalt, Hercutio! Le prince a expressément défendu toute querelle dans les rues de Vérone : Tybalt, arrête I bon Mercutk)!...

(TyUUiort.)

MKRCUTIO.

Je suis blessé! Malédiction sur ces deux maisons ! me voila expédié. Est-ce qu'il est parti? N'a-t-il aucune botte ?

BENVOLIO.

Quoi! tu es blessé?

MERCUTIO

Oui, oui, une égratignure, une égratignure ! ah ! j'en ai bien assez. Où est mon page? Qu'on

Prends

ii:ta

ne peut être

MERCUTIO

Non , elle n'est pas aussi profonde qu'un puits, ni aussi large que le portail d'une église: mais elle est suffisante, elle fera son effet : viens demain matin demander de mes nouvelles , et tu me

j'en réponds , et je pois dire adieu à ce monde. Malédiction sur vos deux maisons ! Comment, un bravache, un faquin, un lâche qui ne combat que par règles d'arithmétique, blesser ainsi un homme à mort ! — Pourquoi diable êtes-vous venu vous jeter entre nous deux? J'ai reçu te coup par dessous ton bras.

Je faisais pour le

mercutio.

Aide-moi , Benvolio , à me conduire dans quelque maison voisine, on je vais m'évanouir. Malédiction sur vos deux maisons! elles m'ont dépêché pour l'autre monde. Oh ! j'ai la botte et à fond : malédiction sur vos deux maisons !

(Hareatio et BeoTolio lortaaL)

C'est pour moi que ce brave homme , le proche parent du prince, mon intime ami, a gagné cette blessure mortelle : ma réputation est entachée par l'affront que m'a fait Tybalt; Tybalt, qui, il y a une heure, est devenu mon parent O chère Juliette ! ta beauté a fait de moi un homme efféminé; elle a amolli la trempe vigoureuse de mon courage.

BENVOLIO.

O Romeo! Romeo ! le brave Mercutio est mort ! Cette une si hautaine a trop tôt dédaigné la terre , et s'est élancée dans les cieux.

ROMEO

La noire destinée de ce jour s'étendra sur l'avenir ; ce jour commence une chaîne de malheurs que d'autres jours verront Onir.

BENVOLIO.

Voici le furieux Tybalt qui revient

Il vit, il triomphe; et Mercutio est tné! Retourne dans les deux, douce modération; et toi, vengeance à l'œil ardent, sois mon guide! — A présent, Tybalt, reprends pour toi le nom de lâche que to m'as donné il n'y a qu'une heure. L'ombre de Mercutio n'est pas encore montée bien haut an dessus de nos têtes ; elle attend que tu raccompagnes: on toi , ou moi, ou toutes les deux te

TTBALT.

Jeune étourdi, qui étais ici-bas de son parti-.

trouveras un bomme fort sérieux. Je suis poivré, I c'est toi qui vas

ROMEO ET JULIETTE

!<5ft

ROMEO

Ceci en va décider.

(Il* *e battant; TybaJt tombe.) BENVOL10.

Fufe, Romeo, va-t'en : les citoyens sont en ali mie, et Tybalt est tué. — Ne reste point là dans la stupeur. Le prince va te condamner à mon, si tu es pris. Pars, fuis, sauve-toi. ROMEO.

Oh ! je suis le jouet du malheur!

BENVOUO.

Pourquoi es-tu encore ici?

(Kaircot i*t eitojen», etc.)

m CITOYEN.

Par quelle rue s'est-il enfui celui qui a tué Mercutio? Tybalt , cet assassin , par où s'cst-il sauvé?

BENVOUO.

Le voila gisant, ce Tybalt.

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