‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 192 sur 689 · ROMEO ET JULIETTE, ACTE Y, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ROMEO ET JULIETTE, ACTE Y, SCÈNE V

rivé quelque malheur par ma faute, que ma vie, j bientôt usée par F âge, soit sacrifiée à toute la rigueur des lois : je n'y peux perdre crac quelques jours.

LE PRINCE

Nous vous avons toujours connu pour on homme de bien. — Où sont ces ennemis implacables, Capukt, Montaigul Eh bien! considérez à présent quel châtiment est tombé sur vos

CAPULET

Donne-moi ta main, Montaîgu; mon frère, donne-moi ta main : ce sera le douaire de ma fille, car je ne puis rien te demander de plus.

MONTAIGU

Et moi , je puis t'accorder davantage : je veux faire élever la statue de Juliette en or pur ; et tant

I que Vérone subsistera, nulle antre statue n'y égalera celle de la tendre et fidèle Juliette.

CAPULET

Et je ferai placer aussi en or par la statue de Romeo près de son épouse : chétifs sacrifices pour expier nos inimitiés !

LE PRINCE

L'aurore de ce jour nous amène enûn la paix , mais une paix triste et funeste. Que le page de Romeo et celui de Paris nous suivent : nous v oulons approfondir encore ces tristes aventures.

( A Capolci et « Montâigu qui rerteat des lirait».)

Et vous, vieillards, sages trop tards, vous avez bien sujet de pleurer ces tragiques effets de vos haines mutuelles. Que de maux découlent de ces discordes domestiques 1 Quelle qu'en puisse être la cause, l'effet inévitable et sûr, c'est le malheur.

Les autres changemens faits par Garrick dans Romeo et Juliette se réduisent à très peu de chose et n'ont aucune importance; mais eu égard à leur peu d'étendue et à la célébrité de leur auteur, nous les donnons ici.

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