‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 239 sur 689 · BRUT · texte numérisé non relu

BRUT

Oui, congédiez-les. J'aperçois la mère de Coriolan qui vient à nous.

(EnmmtVolamBU.VirttlieM]

Évitons-la.

Pourquoi?

On dit qu'elle a perdu la raison.

IIRUTUS.

Ils nous ont aperçus : continue ton chemin.

VOLUHNŒ.

Oh ! je vous rencontre à propos. Que tous les fléaux du ciel pleuvent sur vous, et vous récompensent de votre zèle 1

MENENIUS.

Calmez-vous, calmez-vous; modérez ces clameurs.

VOLUMNTE à Dmt^

Ah! si mes larmes me laissaient la force, m'entendriez.... et je ne vousquitte pas sai avoir dit.. Vous voulez vous en aller!...

V1RGIUE h Siciniw.

Vous resterez aussi. Plût à Dieu que j'eusse pu dire de même à mon époux : Vous resterez !

SICINIUS.

Êtes-vous une furie , ou une femme?

VOLUMN1E.

Mais voyez cet insensé ! Si je suis une femme?

— Lâche, à force de ruses , tu es donc parvenu à bannir un citoyen qui a frappé plus de coups pour Rome que tu n'as dit de mots?

sicinius.

Odieux qui l'entendez!...

VOLUMNIE.

Qui , plus de coups glorieux que tu n'as dit en ta vie de paroles sages et utiles au bien de Rome.

— Je te dirai ce que... — Mais va-t'en.— Non, tu resteras.— Je voudrais que mon fils fût dans les déserts de l'Arabie, et ta tribu devant lui, armé de sa bonne épéc.

SICINILS.

Eh bien , qu'en arriverait-il ?

V1RGDJE.

Ce qu'il en arriverait? Il aurait bientôt mis bu à ta postérité.

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