‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 272 sur 689 · Ï.E ROI · texte numérisé non relu

Ï.E ROI

Revenez encore, et faites devant nous un serment. Posez sur notre épéc royale vos mains proscrites. Jurez par l'obéissance que vous devez au ciel (car pour celle que vous nous devez, nous l'abjurons en vous bannissant), de garder leser-

contre Mowbray , le mémo Jour, un an après que le duc de Gloccster avait été assassiné à Calais par Mowbray, de l'ordre de Richard. Richard ne voulut pas soumettre à la décision du combat et du sort les soupçons de cet assassinat, et il élait bien aise d'avoir un prétexte d'éloigner Bolingbroke , dont il craignait le caractère et les prétentions.

Lâchent Echabd.

ment que nous vous faisons prêter. Jurez , par lé ciel et la vérité , que jamais, dans votre exil , vous ne redeviendrez amis ; que jamais l'un de vous deux n'envisagera le front de son rival ; que jamais , ni par écrit , ni par aucun salut , après le sinistre éclat de votre haine , née dans votre patrie, vous ne vous réconcilierez; que jamais vous ne vous réunirez à dessein de tramer aucun complot contre nous, nos sujets et notre royaume.

BOLINGBUOKE.

Je le jure.

MOWB1.AY.

Et moi aussi je jure d'observer tous ces articles.

BOLINGBROKE

Norfolk, jusqu'ici je t'ai parié comme à mon ennemi ; et bientôt, si le roi nous l'avait permis, une de nos ames aurait erré dans les airs , bannie de celte frêle prison de chair, comme notre corps est maintenant banni de ce pays : à présent, confesse tes trahisons, avant de fuir de ce royaume. Puisque tu as tant de chemin à faire , n'emporte pas avec toi l'accablant fardeau d'une conscience coupable.

MOWBRAY

Non, Bolingbroke : si jamais je fus un traître, que mon nom soit effacé du livre des ciCux , et moi banni du céleste séjour, comme je le suis de ces lieux. Mais ce que tu es , le ciel , et toi et moi nous le savons ; et je crains bien que le roi ne se repente bientôt. — Adieu, mon souverain. Maintenant je ne puis plus m'égarer : excepté la roule qui ramène en Angleterre, l'univers est mon chemin.

iart)

Onde, je lis dans tes yeux le chagrin de ton cœur ; la tristesse peinte sur ton visage a retranché quatre années du nombre dos années de son exil. (a Bolingbroke.) Après que les glaces de six hivers se seront écoulées , reviens de ton exil , et tu seras bien reçu dans la patrie.

BOLINGBROKE

Quel long espace de temps renfermé dans on seul mot ! Quatre mortels hiver et quatre rians : printemps ont bientôt fini dans une parole ! Tel est l'effet de la voix des rois.

GAUNT

Je rends grâces à mon souverain , qui , par égard pour moi, raccourcit de quatre années l'exil de mou fils ; mais je ne profiterai guère de cette grâce; car

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