‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 333 sur 689 · FLEANCE · texte numérisé non relu

FLEANCE

Je crois la nuit plus avancée.

BANQUO

Tiens, prends mon épée. — Le ciel est bien économe de lumières cette nuit ; tous ses flambeaux sont éteints. — Le sommeil, comme un poids énorme, m'accable, et cependant je voudrais ne pas dormir. Puissances propices du ciel, réprimez dans mon sein ces odieuses et noires images, que la nature laisse éclore pendant le repos des Sens! (Xatr* ■•ebelli, arec nu donaslique porUol

m «amtoan.) — Rends-moi mon épée. — Qui est là?

MACBETH

Un ami.

BANQUO

Quoi, seigneur, vous ne reposez pas encore?

Le roi est couché. — Il a eu au souper un plaisir extraordinaire : aussi les soins de vos officiers ont été payés par de généreuses largesses ; et ce beau diamant dont il a fait don à votre épouse, comme à la plus aimable hôtesse... En un mot, il s'est retiré joyeux et satisfait au delà de toute expression.

N'étant pas préparés à le recevoir, nous n'avons pu remplir qu'une partie de notre volonté : prévenue plus tôt, elle se serait montrée avec plus d'aisance et d'éclat.

BANQUO

Tout s'est passé à merveille. — La nuit dernière j'ai rêvé des trois sœurs du Destin. Il y avait de la vérité dans ce qu'elles vous ont prédit

Je ne songe pins à elles. Cependant, dès que nous pourrons nous ménager une heure favorable, nous la passerons à nous entretenir un peu de ce prodige, si vous voulez consentir à cette complaisance.

BANQUO

Volontiers; à votre loisir.

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