‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 338 sur 689 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MACDUFF

Votre royal père est assassiné.

MALCOLM

Oh! par qui?

LENOX

Ce sont ses chambellans, suivant les apparences, qui ont fait ce coup. Leurs mains et leurs visages sont tout souillés de sang ; et leurs poignards aussi, que nous avons trouvés, non encore essuyés, sur leur chevet : ils avaient les yeux effarés et fixes. — Ah 1 il ne fallait leur confier la vie d'aucun homme 1

MACBETH

Oui , je me repens à présent de ma foreur, et de les avoir tués.

MAGDUfP.

Tués? Pourquoi l'avez- vous fait?

MACBECTII.

Eh f quel est l'homme qui peut , dans le même moment , être sage et aliéné d'étoonement , calme et furieux, loyal et insensible? Personne. Mon bras, dans le transport de mon zèle, a devancé la raison et ses réflexions. Ici était Duncan étendu, des taches de sang semées sur la blancheur de son sein défigure de larges plaies , qui semblaient appeler la ruine et le carnage dans le monde!... Là étaient les meurtriers teints des couleurs de leur forfait , et leurs lâches poignards souiUés d'un sang livide. Quel homme pouvait à cet aspect se contenir, s'il avait un cœur pour aimer, et dans ce cœur, du courage pour manifester son amour?

LADY MACBETH

Aidez-moi à sortir d'ici. Oh!

MACDl'FF.

Prenez soin de la dame.

MALCOLM

Pourquoi restons-nous muets? Ce silence peut nous faire accuser de ce forfait.

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