ACTE V
LEAR
Ne me trompez point.
LE MÉDECIN
Consolez-vous, ma bonne dame : les accès de fureur, vous le voyez, sont passés ; cependant il y aurait encore du danger à lui rappeler les idées qu'il a perdues. Priez-le d'entrer ; ne le troublons plus ; attendons que ses organes soient plus affermis.
CORDKLIA.
Plairait-il à votre altesse de marcher?
11 faut donc que vous me souteniez. Je von» prie , oubliez tout , et me pardonnez : je sois vieux , et ma raison est affaiblie.
( Sortent Lear. CordelU , l« mMeeio et la tulu.) LE GENTILHOMME (1).
Reste-t-il certain que le duc de Corûouailles fut tué de cette manière?
(t) Letourneur a passé U fin dt cet acte.
LE GENTTXHOl
Qui est chef de ses gens?
C'est , dit-on, le bâtard de Glocester.
LE GENTILHOMME
L'on dit qu'Edgar, son fds qui est banni, est avec le comte de Kent en Allemagne.
LE COMTE DE KENT
Les ouï-dire sont variables. U est temps de songer à ses affaires : les années du royaume ap-
LE GENTILHOMME
Il està croire qu'il yj vous bien, seigneur.
LE COMTE DE KIN'T
Mou objet sera compléterueni atteint, bien ou mal , suivant l'issue de la bataille d'aujourd'hui.
(UiorO