‹ Œuvres complètes de Shakespere, 1Chapitre 432 sur 689 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DES OFFICIERS et DES SOLDATS.

Allez trouver le duc ; sachez de lai s'il persiste dans son dernier projet, ou si quelque nouvelle idée l'a lait changer de plan. C'est an homme plein d'inconstance, et toujours en contradiction avec lui-même. Allez, et nous rapportez sa

LE ROI LliAR.

i que mon cœur tous destine : répondez-moi , mais sans détour. Parlez-moi franchement ; n'airoez-YOUs point ma sœur ?

EDMOND

D'un amour respectueux.

REGAN.

Mais n'avez-vous jamais pris dans sa couche la place qu'occupe mon frère?

EDMOND

Cette pensée vous abuse.

Je soupçonne que tous avez été uni avec elle, bien étroitement, autant que cela peut être (1).

EDMOND

I , Il «IHIHUI ,

REGAN.

Je ne le souffrirai jamais. — Mon cher seigneur, ne soyez point si famiher avec elle.

EDMOND

Soyez tranquille.... Mais la voici avec le doc

^X>U( finirent le du d'Albanie, Granit , et de* aoldaU.) GONERIL , • part.

J'aimerais mieux perdre la bataille, que de souffrir que ma sœur nous désunisse , Edmond et moi.

LE DEC D'ALBANIE

Ma chère sœur, soyez la bien-venue. — Seigneur, je viens d'apprendre que le roi s'est rendu chez sa fille avec un nombre de seigneurs à qui la rigueur de nos traitemens a arraché bien des murmures. Je n'ai jamais été brave, lorsque je n'ai pu l'être avec honneur. Cette guerre nous intéresse, parce que les Français ont envahi nos états ; mais non pas en ce que la France soutient la cause du roi et de beaucoup de personnes que des motifs bien graves sans doute soulèvent contre

EDMOND

Seigneur, vous parlez noblement (2).

REGAN.

El à quoi bon ces raisonnemensT

GONBRtL.

Réunissons-nous contre l'ennemi : ces brouillcries domestiques ne sont pas aujourd'hui l'objet qui doit nous occuper.

(1) Ce pireRraphe et le précédent ont été passés par

a votre

Je vais

tente.

LE DUC D'ALBANIE

Consultons avec les plus les mesures que nous

REGAN.

Ma sœur, viendrez-vous avec nous?

GONERIL

Non.

REGAN.

Il convient pourtant que vous y veniez : je vous en prie , suivez-nous.

GONERIL, à part.

Oh, oh, je sais le mot de l'énigme. — J'irai.

(Coma» ih aortent, entre Edgar drguité.) EDGAR.

Si jamais votre grâce s'abaissa jusqu'à parler à un malheureux, daignez m'en tendre : seulement un mot.

LE DUC D'ALBANIE

Je veux t'entendre jusqu'au bout : parle.

Avant de combattre, ouvrez cette lettre. Si vous revenez vainqueur, faites appeler à son de trompe celui qui vous l'a remise. Malgré cet extérieur de la misère , je suis en état de produire un champion qui soutiendra ce qui est énoncé dans cette lettre. Si vous Clés vaincu , alors tout est fini pour vous dans le monde , et tout complot cesse. — Que la fortune vous aime !

LE DUC D'ALBANIE

Attends que j'aie lu cette lettre.

EDGAR

On me l'a défendu. Quand le moment favorable sera venu, au premier appel du héraut je reparaîtrai.

(Il aon.)

LE DIC D'ALBANIE

Soit, adieu ; je vais lire ton écrit

(Entre Bdatoad.)

EDMOND

Les ennemis sont en présence ; rangez votre armée. Malgré la vigilance de nos sentinelles, H est difficile de deviner leur nombre et leurs forces. C'est à vous, duc, à hâter maintenant le secours dont nous avons besoin.

LE DUC D'ALBANIE

Nous saisirons l'occasion.

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